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 Wise men say ϟ Robert M. Fischer

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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Sam 25 Aoû - 16:24

Robert & Timothy


Only fools rush in.



Timothy n’avait pas pu s’empêcher de remarquer l’ironie du nom de l’entreprise de Fischer – La Fischer Dream Company, vraiment ? Soit le destin avait un sens de l’humour décapant, soit il essayait de le faire culpabiliser. Dans tous les cas, Timothy fit de son mieux pour ne pas trop y penser, il n’avait que faire des remords, ça n’aurait fait que le ralentir. Et puis, arnaquer des fils de riches était son occupation principale, ce n’était pas très glorieux – il faudrait qu’il le dise à Robin des Bois – mais ça payait bien le loyer et Tim aimait se sentir supérieur aux pauvres cloches qu’il arnaquait. Fischer avait toujours vécu dans l’opulence, alors il n’arrivait pas à se sentir trop coupable de venir s’infiltrer chez lui pour obtenir des informations pour son concurrent. Il se fichait pas mal de savoir si Fischer le méritait ou non, ce n’était pas son boulot de s’en préoccuper.

Il avait passé son entretien avec un des subordonnés du grand patron, un homme trop bien rasé et qui portait un costume bien trop cher pour lui. Timothy s’efforça d’être poli – quelque chose qu’il ne savait faire que lorsque la situation l’y obligeait – et répondit gracieusement à toutes les questions que le sbire avait préparées. La plupart était ridicule et complètement inutiles, mais encore une fois, il n’était pas vraiment là pour travailler dans l’entreprise de Fischer, alors il s’en moquait pas mal. Il s’était préparé un background solide pour que son histoire tienne debout, mais n’avait pas pris la peine de changer son nom. Il n’était pas assez connu dans le monde de l’extraction pour devoir s’en inquiéter et il avait toujours peur de ne pas se souvenir du pseudo qu’il avait choisit. Garder son vrai nom pouvait lui éviter des situations embarrassantes, et il n’était pas du genre à se fatiguer pour rien.

« Bien, je pense que tout est en ordre. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous présenter Mr. Robert Fischer. »

Timothy hocha la tête avant de resserrer sa cravate. C’était le moment le plus important de la journée, la rencontre avec la cible, et il tenait à être présentable. « Avec plaisir. répondit-il sans le moindre signe de joie. Mais ce n’était qu’une apparence, Timothy sentait déjà l’adrénaline monter, car même s’il ne connaissait Robert Fischer que de réputation, il était tout de même impatient de faire la connaissance de sa cible. Et après la compagnie de l’autre signe, le PDG de l’entreprise ne pouvait que lui faire du bien. Tim attrapa sa valise et suivit l’imbécile dans une suite de couloir apparemment sans fin. Ils prirent un ascenseur qui les mena jusqu’au 31ème étage, et Tim se prépara mentalement lorsque son compagnon lui fit un petit signe de tête pour lui annoncer leur arrivée.

Tim ne savait pas à quoi il s’était attendu, mais ce n’était certainement pas à ça. Il sortit de l’ascenseur et s’arrêta net en apercevant Robert Fischer, son nouveau patron, sa cible et un homme très respecté dans le business en train de jouer avec une voiture télécommandée. Il se tourna vers l’homme qui l’accompagnait, un sourcil haussé et l’imbécile ne put pas retenir un sourire moqueur. Il aurait tout aussi bien pu lui dire que c’était à lui de s’en occuper maintenant, ça aurait été la même chose. Tim lui lança un regard froid et fit volte face pour observer Fischer. « Monsieur le Président. » annonça le gorille en s’éclaircissant la gorge, attirant enfin l’attention du PDG. « Je vous présente votre nouvel employé, il se chargera de la sécurité de votre esprit, comme vous l’avez demandé. »

Tim passa une main rapide sur son costume, enlevant de la poussière imaginaire avant de faire un pas en direction de Fischer. Il ne s’était pas attendu à ça, mais il n’allait pas se laisser déstabiliser. Il fit bien attention d’accrocher le regard de son nouveau boss, parfaitement conscient du fait que son regard était son meilleur atout. « Timothy Greenwick. Enchanté, Mr. Fischer. » déclara-t-il d’un ton sobre avant de lui tendre la main.

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Sam 25 Aoû - 20:28

Timothy & Robert

Show me your Toys

Robert était enfin patron de sa propre entreprise. Il avait fait quelque chose de lui-même, et ça marchait très bien. Il était particulièrement fier d’être parvenu à faire naître la Fischer Dream Company, et encore davantage de voir que la création de jeux vidéo qui était son secteur, marchait particulièrement bien en ce moment. Rester à savoir si c’était les jeux que crée son entreprise, ou le secteur qui marchait le mieux, mais ça, dans le fond il s’en moquait. Il avait crée cette entreprise de toutes pièces et de ses mains, même si l’argent laissé par son paternel avait bien aidé à se lancer, c’était dorénavant son entreprise. On ne parlait plus de Fischer Morrow, on parlait de la Fischer Dream en revanche. C’état même dans toutes les bouches lors de ces soirées de charités qu’organisait son parrain. La Fischer Dream Company était devenu une société en vogue, et surtout, elle était devenue l’une des entreprises les plus influentes du secteur en quelques mois, ou quelques années tout au plus.

Il avait eu une réunion avec ses plus proches collaborateurs quelques semaines auparavant, en fait, de collaborateur il n’y avait que son parrain, et ils avaient décidés ensemble de la nécessité d’embaucher quelqu’un pour assurer la protection de son esprit. Son entreprise devenait influente, et le vol d’information par les moyens de l’extraction était dorénavant quelque chose de connu et il était hors de question de prendre le risque d’en être victime. Il fallait donc embaucher quelqu’un qui serait capable de lui apprendre à parfaire ses techniques de fermeture de l’esprit. On les lui avait apprise, mais il y a plusieurs années, et surtout, il n’avait jamais eu a avoir de véritable crainte, puisque c’était son père le dirigeant de l’ancienne entreprise, en revanche, tout avait changé maintenant. Robert avait laissé à son oncle le choix de la personne qui pourrait lui apprendre ces méthodes, il ne connaissait personne dans le milieu, alors que son oncle connaissait ce milieu depuis de nombreuses années, et finalement, un nom semblait s’être imposé. Un nom dont il ne savait absolument rien, mais qui était doué dans son travail paraissait-il. Ce nom était celui de Timothy Ashley Greenwick.

« Je vais dans mon bureau oncle Pete. »

L’oncle avait acquiescé en retournant à ses occupations. Robert avait donc rejoint son immense bureau de chef d’entreprise avec un petit sourire sur le visage, et avait ouvert un colis qu’il venait de recevoir. Le jeune Fischer avait pris cette manie de céder aux achats par correspondances, essentiellement dans le domaine des jouets. Son dernier caprice, avait été une voiture télécommandé, mais pas le genre de voiture qu’on offrait à un enfant, c’était une reproduction exacte de la BatMobile avec un moteur ultra puissant, pour peu qu’une voiture télécommandée puisse être ultra puissante… Il jouait donc avec cette voiture qui lui plaisait vraiment beaucoup, alors que l’un de ses hommes était entré dans son bureau pour lui annoncer l’arrivée du fameux Timothy. C’était donc aujourd’hui qu’il l’avait convié ? A croire qu’il avait perdu la notion du temps ces derniers jours… Il n’avait pas bougé d’un pouce, et était toujours assis sur le sol de son bureau, en faisant tournée sa voiture télécommandé dans la pièce, lui faisant même franchir certains obstacles.

Deux hommes étaient donc finalement entrés dans son bureau alors que ses deux grands yeux bleus étaient fixés sur la télécommande. Il releva cependant doucement les yeux en entendant la voix de son employé : « Monsieur le Président. » Il détestait être appelé de la sorte, pourtant, il savait que c’était nécéssaire, et c’était ce mot qui faisait que tous savaient que c’était SON entreprise. « Je vous présente votre nouvel employé, il se chargera de la sécurité de votre esprit, comme vous l’avez demandé. » C’était donc cet homme qui allait s’occupé de son esprit… Il avait l’air d’un naturel sérieux, c’était plutôt bon signe, même si Robert ne supportait pas les gens qui étaient « trop sérieux ». Ses cheveux bouclés semblaient cependant être suffisamment décoiffés pour qu’il soit beaucoup moins ennuyeux que l’homme qui l’accompagnait et qu’il avait été forcé d’embaucher malgré tout. Bien habillé mais un peu décoiffé, cBien habillé mais un peu décoiffé, c’était plutôt bon signe.

Les deux grands yeux bleus de Fischer observèrent le nouveau venu épousseté son costume et pencha la tête, comme l’aurait fait un animal, interrogatif devant l’inconnu d’une situation. Leurs yeux se rencontrèrent et l’échange de regard qui eu lieu entre les deux hommes fut ce qui retint finalement l’attention du patron. « Timothy Greenwick. Enchanté, Mr. Fischer. » Robert se releva doucement, alors que la voiture venait de percuter le bureau qui siégeait dans le centre de la pièce. « Enchanté monsieur Greenwick. Laissez nous Jack. Je souhaite m’entretenir seul avec monsieur. » Il avait pris la main du jeune homme et l’avait serré en lui offrant un petit sourire doux et plein de candeur. Le dit Jack aquiesca et quitta finalement la pièce après un dernier regard douteux vers le nouveau venu. « C’est donc à votre sujet qu’on m’a dit tant de bien… Pensez-vous pouvoir assurer ce travail ? » Il se reconcentra sur sa télécommande, venant faire tourner sa BatMobile autour de son potentiel employé.
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Sam 25 Aoû - 21:45

Robert & Timothy




Tim ne s’était pas attendu à trouver le PDG de la Fischer Dream Company assis sur son bureau, apparemment très occupé à jouer avec une voiture téléguidée. Il ne s’était pas attendu à grand-chose à vrai dire, et il avait entendu dire que Robert Fischer aimait bien jouer – dans son métier, c’était assez essentiel après tout – mais c’était tout de même une surprise. Habitué à masquer ses émotions – car dans son métier, c’était tout aussi essentiel – Timothy garda une expression impassible et s’approcha de son nouvel employeur, plongeant son regard au fond du sien pour essayer d’en apprendre plus. On pouvait deviner énormément de choses des yeux d’une personne, et ceux de Fischer n’étaient pas pour lui déplaire. D’un point de vue tout à fait professionnel, bien entendu.

Ils étaient d’un bleu profond, presque choquant, mais ils reflétaient à la fois d’une lueur d’enfant et d’une tristesse très adulte pour son âge. Il faudrait qu’il y réfléchisse plus avant, mais cela devrait attendre un peu plus tard. Il ne pouvait pas se permettre de se laisser déconcentrer pendant leur première rencontre. Il avait appris très tôt que les premières impressions étaient essentielles, et surtout, qu’elles étaient définitives. Il lui lança donc son sourire le plus professionnel avant d’attraper sa main dans la sienne, la serrant quelques secondes, assez pour montrer son assurance, mais pas assez longtemps pour que les choses deviennent embarrassantes. Mettre Fischer mal à l’aise aurait été contre productif.

Le sourire de Fischer était assez naturel, si ce n’est un peu naïf et Timothy dut retenir un petit sourire. Voilà qui allait faciliter sa tâche, il n’avait pas l’intention de rester ici plus longtemps que nécessaire. Jack – merci à Fischer d’avoir donné son nom car Tim avait été incapable de le retenir – avait déjà commencé à lui taper sur les nerfs et il avait la sale impression qu’il n’allait pas le lâcher d’une semelle. Timothy hocha la tête lorsque Fischer le congédia d’ailleurs, lui lançant un regard satisfait pour répondre à celui douteux qu’il lui avait expédié. Il n’avait aucune intention de se laisser marcher sur les pieds par un subordonné, Fischer pourrait peut-être, uniquement parce que Tim avait besoin de lui pour compléter son travail. Et comme il l’avait très vite appris, il valait mieux éviter de se dresser contre ceux de qui on essayait d’arracher un service.

Timothy avait ouvert la bouche pour répondre à la question de Fischer, mais il fut un peu déconcentré de voir que son patron avait recommencé à jouer avec sa voiture. Il fronça les sourcils l’espace d’un instant avant de se ressaisir, garder son calme était la meilleure solution. Plus vite il aurait fini, mieux ce serait pour tout le monde. « Vous ne m’auriez pas engagé si je ne l’avais pas pensé. J’ai déjà entrainé plusieurs personnalités à défendre leur esprit, vous ne me poserez pas problème, j’ose l’espérer. » Il avait rajouté la dernière phrase comme une menace, mais avec un ton des plus polis et un petit sourire amical. Timothy baissa les yeux vers le jouet que Fischer s’amusait à faire tourner autour de lui, relevant la tête quelques secondes plus tard avec un sourcil haussé. « Mais je ne voudrais pas vous déranger si vous êtes en plein… travail. »

Car oui, Timothy savait bien qu’il devait à tout prix éviter de mettre Fischer en rogne, mais il n’avait pas l’habitude qu’on ne l’écoute qu’à moitié, et il n’appréciait pas l’insolence. Surtout pas venant de quelqu’un qui passait ses journées à dépenser l’argent que son père lui avait légué dans des jouets téléguidés.

Il prit une longue inspiration pour essayer de se calmer et releva la tête vers son employeur, un petit sourire aux lèvres. Voilà, faire semblant, il avait l’habitude après tout. « Je ne connais pas ce modèle de voiture. Quelle marque est-ce ? » Fischer ne l’avait surement pas employé pour parler de ses jouets, mais Tim pouvait sentir qu’il avait affaire à un excentrique, et il ne pouvait pas se tromper en commençant à discuter d’une chose qui passionnait de toute évidence Fischer.

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 26 Aoû - 13:24

Timothy & Robert

Fischer était du genre émotionnel comme homme. Il n’avait jamais eu le droit de montrer ses sentiments devant son père, et cela semblait avoir laissé des traces. Sa mère lui avait souvent répéter qu’il ne fallait pas avoir honte de ses sentiments, et son père, lui avait en revanche toujours répéter qu’un homme ne devait jamais montrer ses sentiments à personne, que s’était une véritable preuve de faiblesse. Robert n’avait jamais compris pourquoi ses deux parents qui s’aimaient pourtant, étaient d’avis aussi divergeant. Il n’avait jamais su pourquoi sa mère l’avait toujours pris dans ses bras en lui faisant des baisers sur le front, alors que son père le forçait à affronter l’image du corps de sa mère dans son lit de mort. Il n’avait jamais su pourquoi son père avait rendu la mort de sa mère plus difficile encore que ce qu’elle était déjà. Il avait toujours cru que le rôle des parents était de s’occuper de rendre les choses moins difficiles et moins douloureuses à leurs enfants, mais son père n’avait jamais été de ce genre là.

Le regard de son potentiel employé lui plaisait, il avait quelque chose qui faisait qu’on le retenait et qu’on avait envie d’y rester plongé un long moment. Ses yeux semblaient vides et pourtant rempli d’un tas de souvenirs, et d’une grande force. Il n’était pas certain de savoir si cela devait lui inspirer confiance ou le faire totalement paniquer, le regard de cet homme était troublant, c’était ça le mot le plus juste dans cette histoire. Il n’était pas mal à l’aise en la présence de Timothy, il se sentait même rassuré à l’idée que cet homme puisse le protéger, il avait vraiment l’impression que cet homme était en la mesure de le protéger. Il était rassuré depuis que cet homme était entré dans cette pièce, il esquissa même un petit sourire en plongeant à nouveau ses deux grands yeux bleus dans ceux du jeune homme. Oui, il allait probablement embaucher cet homme, peut importe ce qu’il dirait ensuite, parce qu’il le rassurait.

Fischer concentra de nouveau son attention sur la télécommande de son nouveau jouet en observant l’évolution de la petite voiture d’un œil attentif et brillant. Il était heureux lorsqu’il pouvait jouer ainsi, sans se soucier du regard des autres, sans se soucier de l’avis que son père aurait pu avoir s’il avait été encore là et qu’il l’avait vu joué avec ce genre de chose. Il n’avait jamais eu le droit de le faire après la mort de sa mère, et avait retrouvé le droit à une enfance depuis que son père était mort. Le droit de jouer, sans penser à rien, était vraiment un droit qui causait son plus grand plaisir. C’était même le plus grand plaisir de sa vie, à l’heure actuelle. Il aimait passer des heures à feuilleter des catalogues de jouet pour finir par craquer pour de trop nombreux articles, et qu’il finissait par claquer une somme d’argent faramineuse, alors qu’il entreposait soigneusement ses jouets dans sa chambre. Oui, sa chambre était son petit paradis, l’endroit où il aimait passer des heures sans que personne ne puisse venir le déranger en lui posant une énième question sur la gestion du personnel de l’entreprise.

« Vous ne m’auriez pas engagé si je ne l’avais pas pensé. J’ai déjà entrainé plusieurs personnalités à défendre leur esprit, vous ne me poserez pas problème, j’ose l’espérer. » Il esquissa un petit sourire en coin. « Théoriquement, je ne vous ai pas encore engagé monsieur Greenwick. » Il continua à faire tourner sa Batmobile autour du jeune homme, sans remarquer que l’homme qui était face à lui suivait lui aussi des yeux, le chemin de la petite voiture. « Mais je ne voudrais pas vous déranger si vous êtes en plein… travail. » Robert remonta doucement le regard vers le nouvel employé que comptait dorénavant l’entreprise. La voiture vint immédiatement percuter le pied du jeune Greenwick puisqu’il ne portait plus du tout attention à la télécommande. « Non. Bien sûr que non. Vous ne dérangez pas. » Il se baissa doucement pour ramasser sa voiture et la posa avec soin sur son bureau, afin qu’elle ne soit pas abimée. Il ne voulait pas que l’on brise son nouveau jouet alors qu’il venait de le recevoir.

Il sortit du carton posé à côté de la voiture, une petite housse de tissus dans laquelle se trouvait le nécessaire pour entretenir ce jouet. Il frotta doucement les petites roues afin de retirer les quelques poussières qui venaient de se coller aux roues miniatures. Il frotta, avec un second chiffon, les vitres de la petite voiture afin d’enlever de nouveau, toutes les traces de doigt qu’il avait pu faire en la touchant. Hors de question que son nouveau jouet soit déjà tâché ou abimé.

« Je ne connais pas ce modèle de voiture. Quelle marque est-ce ? » Il se tourna vers la voix qu’il venait d’entendre et ne pu retenir un petit sourire en remarquant celui de son interlocuteur. « Vous ne l’avez pas reconnu ? C’est la dernière édition de la BatMobile. » Il passa une petite main fière sur son nouveau jouet, avec un sourire tout aussi fier. « Je viens d’en faire l’acquisition et c’est un véritable petit bijou de technologie. » Il lui tendit la petite télécommande avec un nouveau sourire, et un regard à la fois hésitant, mais aussi particulièrement fier. « Vous voulez l’essayé ? » Il avait l’air quelque peu effrayé à l’idée de la lui faire essayer mais tout aussi fier à l’idée qu’on puisse admirer son nouveau jouet.
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 26 Aoû - 17:15

Robert & Timothy



Timothy ne pensait pas être un homme avec énormément de préjugés, mais il était tout de même surpris de voir à quoi ressemblait le PDG de la Fischer Dream Company. Il avait déjà vu des photos de Maurice Fischer – même s’il avait eu la chance de ne jamais le rencontrer en personne – et il devait avouer que son fils n’avait rien en commun avec son père. En tout cas, rien que Timothy pouvait apercevoir au premier coup d’œil. Et non pas qu’il doutait de la capacité de Fischer Jr à gérer une entreprise, il était tout de même un peu dubitatif en le voyant jouer avec une voiture en plastique alors qu’il était censé s’occuper de le juger lui. Et quelque part, ne pas avoir son attention complète était un peu agaçant, lui qui avait l’habitude d’ensorceler les autres d’un simple regard.

Tim se raidit un peu à la réflexion de Fischer, passant ses mains dans son dos et se redressant pour paraître encore un peu plus grand qu’il ne l’était. Il avait vite appris à toujours se montrer à son avantage, que ce soit pour draguer ou pour se faire embaucher. « Et je n’ai pas encore accepté de travailler pour vous.» Toujours agacé de voir son interlocuteur ne lui porter aucune attention, Timothy lui fit remarquer qu’il pourrait tout aussi bien s’en aller s’il n’avait des choses plus importantes à faire. Il fut satisfait de voir qu’au moins sa réflexion semblait avoir attiré l’attention de Fischer, mais son petit sourire satisfait s’évapora bien vite lorsqu’il sentit la voiture du PDG venir percuter sa chaussure.

Il baissa les yeux, ses sourcils se fronçant lorsqu’il aperçut le jouet de Fischer à ses pieds. Le PDG se baissa alors pour la ramasser et Timothy se retint de soupirer. Il avait l’impression de parler à un enfant, maintenant que Fischer ne jouait plus, il avait commencé à nettoyer l’engin comme s’il s’agissait d’un des biens les plus précieux au monde. Peut-être que pour lui, ça l’était, mais Timothy n’avait jamais spécialement aimé les jeux pour enfants et il aurait bien aimé que son patron lui accorde ne serait-ce qu’une once d’attention. Timothy leva les yeux au ciel en entendant le modèle de la voiture et s’empêcha de justesse de soupirer en voyant à quel point Fischer en était fier. Comment était-il supposé travailler si son interlocuteur était incapable de se concentrer sur autre chose que ses jouets ?

Il sentait bien que Fischer tenait à sa voiture et il se força donc à ne pas montrer son agacement. Il croisa ses bras dans son dos avant de planter son regard dans celui de son patron. « Je ne connais pas Batman. » déclara-t-il franchement. Il valait mieux le lui dire dès le début plutôt que de prendre le risque qu’il lance une discussion sur un sujet auquel Tim ne connaissait absolument rien. Timothy ne put pas s’empêcher d’écarquiller les yeux en voyant Fischer lui tendre la télécommande de l’engin. Il le regarda l’espace de quelques secondes comme s’il était devenu fou avant de faire un geste de la main pour refuser. « Je ne voudrais pas l’abimer, vous y tenez manifestement beaucoup. » Timothy garda un visage impassible avant de décroiser ses bras pour les laisser retomber contre ses hanches. Non pas que ces discussions ne le passionnaient pas… Mais il n’était pas venu jusqu’ici pour discuter, il avait un travail à accomplir et il n’aimait pas trainailler. Il accrocha le regard de Fischer, haussant un sourcil et gardant un visage sobre. « Je ne suis pas venu ici pour m’amuser, Mr. Fischer. »

Il serra la mâchoire malgré lui, prenant une légère inspiration pour être sur de garder son calme avant de sortir un petit carnet de sa poche intérieure. « Je peux comprendre que vous êtes un homme occupé… » Il lança un regard douteux en direction de la voiture téléguidée avant de reprendre. « Mais plus vite nous réglerons ces quelques petits détails et plus vite je vous laisserai retourner à votre travail. Vous souhaitez peut-être en savoir un peu plus sur mes compétences ? »

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 26 Aoû - 18:50

Timothy & Robert

Fischer ne se considérait pas comme un excentrique. Ca n’avait rien à voir, il s’habillait parfaitement bien, il était très adulte sur certains points, mais il demeurait qu’il avait ce besoin de retrouver cette part d’enfance qu’on lui avait retiré sans lui poser la question. Il avait besoin de se sentir coupé du monde et libre comme pouvaient se sentir les enfants lorsqu’ils jouaient de longues heures durant. Les enfants avaient cette chance de pouvoir se réfugier dans leurs chambres et de tout oubliés, l’espace de plusieurs heures, et personne n’avait rien à y redire parce qu’ils étaient petits. Il n’avait jamais eu cette chance, et il avait ce besoin de se réfugier seul, et tout le monde avait toujours quelque chose à y redire, ses employés un peu moins que d’autres, parce qu’il était le grand patron. Il avait eu ce besoin de créer son entreprise, et de faire naître quelque chose de sa personne, mais les responsabilités de patron le dépassaient et il s’efforçait de les gérer comme il le pouvait, et tous s’accordaient à dire qu’il ne se débrouillait pas trop mal.

Il avait donc reporté son attention sur la petite voiture et releva doucement les yeux vers son interlocuteur, avec un air surpris sur le visage. « Et je n’ai pas encore accepté de travailler pour vous.» Le jeune Fischer arqua un sourcil. Il n’aimait définitivement pas les gens qui se prenaient trop au sérieux, et ce jeune homme avait l’air d’être ce genre de personne. S’il acceptait de l’embaucher, il devrait travailler à dérider le visage du spécialiste de l’esprit et des rêves. « Ne soyez pas si sérieux Monsieur Greenwick. Il n’y a que le rire qui distingue l’humain de l’animal. » C’était là toute la contradiction qui demeurait dans l’esprit de Fischer, il était très intelligent, on disait même de lui qu’il était brillant, mais il était aussi particulièrement enfantin. Un enfant surdoué ? C’était souvent ce que sa mère lui disait. A 39 ans, il était peut-être encore cet enfant surdoué que personne n’avait daigné écouter et stimuler suffisamment.

De longues années durant, sa mère avait voulu qu’il suive une éducation plus spécialisé, plus à son rythme et à son niveau, mais son père, lorsqu’il était là, avait toujours été sceptique. Il trouvait que son fils n’était pas si intelligent que cela et qu’il jouait comme un idiot de bambin avec des jouets de son âge. La vérité est que sa mère croyait en lui, alors que son père n’avaient jamais été fier de lui et n’avait jamais été fichu de lui dire qu’il était intelligent. A l’heure d’aujourd’hui, Fischer était toujours cette personne qui ne semblait jamais stimulé suffisamment actuellement, ou en tout cas, pas comme il le fallait. Il avait réussi à bâtir son entreprise à cette vitesse par son intelligence, mais depuis, il se préservait du temps pour jouer et se couper du monde. Pourtant, c’était précisément le moment où il avait le plus d’idée et surtout, les idées qui avaient le mieux marché pour la Fischer Dream Company. Parce que oui, l’origine des jeux vidéo que produisait l’entreprise, c’était parfois le grand patron lui-même. Il n’était après tout qu’un petit géni parmi d’autre. Sa différence était simplement que personne n’avait jamais admis qu’il l’était.

« Je ne connais pas Batman. » Cette fois, le jeune Fischer s’était retourné brusquement vers Timothy. Il ne connaissait pas Batman. Ca c’était un choc. Malgré toute la rigueur dont son père avait preuve avec lui, Timothy avait toujours adoré Batman et il imaginait que dans le fond, c’était le cas de tous les hommes. Un super-héros masqué, habillé de noir et ayant une super bagnole et des équipements de hautes technologies ça avait de quoi vendre du rêve à tout petit garçon, et tout homme. « Il faudra combler ce manque… » Il ouvrit l’un des tiroirs de l’un des énormes placards qui meublaient la pièce, faisant ainsi dos à son interlocuteur. Il cherchait soigneusement la boîte d’un Blu-Ray. « Je ne voudrais pas l’abimer, vous y tenez manifestement beaucoup. » En fait, l’esprit du jeune Fischer état déjà passé à autre chose en ayant remarqué que le jeune brun s’apprêtait à refuser sa proposition de jouer avec sa voiture. « Vous ne savez vraiment pas vous amuser je crois… » Il haussa la épaules et sortit le fameux coffret de Blu Ray en se retournant vers Timothy. « Je ne suis pas venu ici pour m’amuser, Mr. Fischer. » Il planta ses deux grands yeux bleus dans ceux de l’homme qui se trouvait en face de lui. « Ca ne m’étonne pas… » Il posa soigneusement le coffret de Blu-Ray sur son bureau. Cet homme avait besoin de quelque chose qui le ferait rire, mais Robert ne savait pas comment le faire rire, il semblait bien trop plein de mystère pour que lire en lui soit facile.

« Je peux comprendre que vous êtes un homme occupé… » L’ironie qu’il sentait dans la voix de son interlocuteur lui déplaisait. Il n’aimait pas devoir remettre les choses aux clairs avec ses employés, pourtant, il était clair qu’il ne supporterait pas longtemps les piques de Timothy au sujet de ses jouets. « Je vous rappellerais monsieur Greenwick que je suis en passe d’être votre patron. Et que vous me devez le respect. De plus, je vous appellerais Timothy. Je déteste appeler les gens pas leur nom. » Son regard était devenu nettement plus sérieux en disant ses mots et c’était là que résidait toute la complexité de l’esprit de Fischer Junior. « Mais plus vite nous réglerons ces quelques petits détails et plus vite je vous laisserai retourner à votre travail. Vous souhaitez peut-être en savoir un peu plus sur mes compétences ? » Il lui tendit doucement le coffret de Blu-Ray en attrapant une feuille de papier sur son bureau, le contrat qu’il devait faire signer à Timothy. « Vous regarderez ceci. La culture ne s’arrête pas aux livres. Je veux savoir ce que vous avez déjà accompli comme mission du genre. Et j’aimerais aussi voir la lettre de recommandation que j’ai exigée. Le contrat est ici. » Il plaça soigneusement sur son nez, de fines lunettes qu’il portait peu par coquetterie, mais que ses 39 ans avaient fait apparaître dans sa vie. Adulte ou enfant ? C’était la question que tous se posaient face à Robert Fischer.
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 26 Aoû - 20:17

Robert & Timothy



« Ça et un langage articulé. » marmonna Tim pour lui-même, incapable de se retenir. Peut-être que le rire les distinguait des animaux, mais ça ne l’empêchait pas d’en user avec parcimonie. Et il était en plein travail, il n’avait aucune envie de rire. Il savait très bien que contredire Fischer serait mauvais pour lui, alors il fit bien attention de ne pas être entendu et maudit son habitude de devoir corriger les gens, que ses informations soient vraies ou non. Heureusement pour lui, Fischer avait déjà changé le sujet de la conversation, malheureusement pour lui… le sujet ne lui était sans doute pas très favorable. Mais au moins le PDG avait arrêté de jouer avec sa voiture, et Timothy prendrait ses victoires là où il pourrait les trouver.

Il haussa un sourcil surpris en entendant le ton de la voix de Fischer. Il était apparemment choqué de voir que Tim ne connaissait pas Batman, et l’extracteur était d’autant plus choqué de voir qu’il s’en préoccupait autant. Il en avait entendu parler, bien sur, mais il n’en avait jamais vu l’intérêt. Tim profita du fait que Fischer avait le dos tourné pour lever les yeux au ciel. Non mais vraiment, il n’avait pas besoin de connaître l’univers de Bruce Wayne – car oui, il avait tout de même retenu deux trois choses – pour travailler ici, et franchement, il ne voyait pas pourquoi Fischer tenait tant à ce qu’il connaisse Batman. Il y avait tout de même des choses plus importantes, non ?

Tim lança un regard blasé lorsque Fischer se retourna enfin, lui annonçant que ça ne l’étonnait pas de savoir qu’il n’était pas là pour s’amuser. Timothy n’aimait pas qu’on le juge, mais il devait bien avouer que c’était la première fois qu’un employeur lui disait qu’il était trop sérieux, vraiment, ça devenait n’importe quoi. Tim aperçut alors le coffret Blu-Ray que Fischer venait de déposer sur son bureau et ferma les yeux pour s’empêcher de les lever au ciel encore une fois. Le PDG avait sorti son DVD de Batman Begins, non mais vraiment, qu’il connaisse Batman ou non n’était pas la question, et il était peut-être temps que Fischer le…

Les pensées de Tim s’arrêtèrent net lorsqu’il entendit Fischer parler de l’embaucher. Tout de suite plus décontracté maintenant qu’il était presque certain de pouvoir poursuivre sa mission, Tim lança un sourire poli au PDG de la Fischer Dream Company. « Comme vous souhaitez. » déclara-t-il d’un ton sobre mais moins froid que tout à l’heure. Il valait mieux éviter de s’énerver à nouveau s’il voulait obtenir le poste. Au moins, maintenant il savait que Fischer était susceptible lorsqu’on parlait de ses jouets. Et après tout, il pouvait bien l’appeler Tim, Timmy ou Darling si ça lui chantait, du moment qu’il évitait de l’appeler Ashley – Tim tressaillît à cette idée – il le laisserait faire. D’ailleurs, il était soulagé de voir que Fischer prenait enfin l’entretien au sérieux, il accepta donc le Blu-Ray et le contrat sans broncher.

Il ne voyait pas l’intérêt de devoir regarder un film pour l’aider dans son travail, mais maintenant qu’ils avaient commencé à parler sérieusement, il n’allait pas tout gâcher. Le film ne lui prendrait que deux heures et il serait débarrassé. « Je n’ai jamais dit que c’était le cas, je n’ai juste jamais vu Batman. » ajouta-t-il, adouci. Tim fouilla la poche intérieure de son costume avant d’en sortir un morceau de papier pour le tendre à Fischer. « La lettre de recommandation. » Il se força à ne pas regarder la manière dont les doigts du PDG ajustèrent adroitement ses lunettes, s’éclaircissant plutôt la gorge en regardant rapidement le contrat. Jusqu’ici il n’y avait rien d’étonnant, il prendrait le temps de le lire entièrement avant de le signer, mais les choses étaient plutôt bien parties.

« J’ai été engagé pendant deux ans pour aider Mr. Denton à protéger son esprit, c’est sa lettre que vous avez entre les mains. » commença-t-il en montrant le morceau de papier du bout du doigt. « J’ai bien entendu effectué quelques missions d’extraction moi-même, vous vous doutez bien que j’ai du acquérir un peu d’expérience dans le milieu avant d’apprendre à me protéger moi-même. Puis, j’ai été engagé par les PDGs de Microsoft, Google et Nintendo pour les aider à protéger leur subconscient. » En tout cas c’est ce que disait son CV, il avait simplement pris des mesures de sécurité au cas où Fischer ai l’idée d’aller vérifier son histoire.

Tim s’éclaircit la gorge avant de prendre un ton très sérieux. Il planta son regard dans celui de Fischer. « Je tiens à bien me faire comprendre, Mr. Fischer. Je suis sérieux parce que c’est mon travail de m’inquiéter pour vous, de vous faire comprendre les dangers auxquels vous pourrez faire face. Je veux être certain que vous serez prêt à travailler intensivement pour répondre à mes attentes. » Tim savait que ce n’était pas à lui d’imposer ses conditions, mais il tenait à jauger Fischer, à découvrir ce qu’il était capable de faire pour protéger son esprit. Et après tout, c’était parce qu’il était sérieux que ses clients pouvaient eux-mêmes se détendre, en principe en général. « Si tout vous convient, j’aurai besoin de quelques minutes pour lire le contrat, et nous pourrons parler de votre entrainement après. » Tim sortit une paire de lunettes de la poche de sa veste avant de faire un signe de tête en direction du fauteuil qui était dans son dos. « Je peux ? »

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Lun 27 Aoû - 8:43

Timothy & Robert

A la création de l’entreprise, Robert avait longuement hésité, l’idée de produire quelque chose de lui-même lui plaisait énormément, ce qui lui plaisait moins c’était les responsabilités que sous entendait le poste de patron d’une entreprise qui avait rapidement pris une visée internationale. Heureusement, son parrain lui avait laissé le choix du domaine, et les jeux vidéo lui plaisaient, sans oublier que finalement, ça avait été un secteur plutôt productif, et où la Fischer Dream Company s’était rapidement fait une place en embauchant les meilleurs graphistes, les meilleurs scénaristes et les meilleurs employés en tout. Il avait les moyens d’avoir pu embaucher, dès le début de l’entreprise, les meilleurs et en avait profité, se faisant sa place parmi les plus grands patrons du domaine du jeu vidéo. C’était ainsi, en décidant de fonder une entreprise, qu’on se retrouvait PDG d’une multinationale quand on portait le nom de Fischer. Ca avait quelque chose d’effrayant mais on finissait par s’y habituer.

La vérité, c’est que dans le fond, Fischer se moquait bien qu’il adore les films qu’il voulait lui prêter, il voulait simplement essayer de dérider le spécialiste qui était face à lui, et sans doute aussi de leur créer des points communs. Pour lui, il fallait qu’ils aient des points communs parce qu’ils passeraient sûrement du temps ensemble et passer du temps avec quelqu’un avec qui on avait strictement rien en commun, c’était souvent gênant, voir carrément ennuyeux et il détestait s’ennuyer, c’était une perte de temps à ses yeux. Le jeu n’était pas une perte de temps, il stimulait l’imagination et lui permettait d’avoir des nouvelles idées pour les jeux qui pourraient être crée par son entreprise, mais l’ennui était une perte du temps. Il était donc strictement hors de question que l’extracteur soit une source d’ennui pour le patron qu’il était. Jack était ennuyeux, mais il s’e moquait, il n’avait que rarement à faire avec lui, mais un homme s’occupant de sa sécurité devrait être proche de lui, alors mieux valait prévenir que guérir.

Il se souvenait d’un ancien collaborateur que son parrain avait embauché sans le lui faire rencontrer auparavant. L’homme en question y allait bon train en remarque sur le comportement du jeune Fischer alors qu’il demeurait le grand patron, et en plus, il n’avait pas la moindre imagination, ce qui était une tare énorme à ses yeux, surtout quand on désirait travailler dans un domaine tel que celui du jeu vidéo. Après une semaine de travail, Fischer l’avait renvoyé sans le moindre scrupule, lui qui pourtant était en général terrassé à l’idée de devoir renvoyer quelqu’un, sans doute de par son hypersensibilité. Il était émotif pour les gens qui en valaient la peine et qui se battaient pour leur travail. Cet homme n’avait été ni de la première catégorie, ni de la seconde, s’en séparer n’avait donc qu’était une simple formalité.

« Comme vous souhaitez. » Bonne réponse. Fischer passa les yeux sur le dossier qu’on lui avait donné au sujet de son interlocuteur, et il ne pu retenir un petit sourire amusé en voyant son second prénom… Il ne pu s’empêcher de faire une petite remarque taquine en le regardant. « Je vois… Donc vous vous appelez Timothy Ashley Greewick… Ashley… C’est joli comme prénom… » Son ton était taquin et son sourire plein de malice. Il se doutait qu’un homme comme celui qu’il avait en face de lui était du genre à détester ce second prénom qui était mixte, mais que Fischer trouvait plus beau sur un homme que sur une femme. Toutes les femmes qu’il avait rencontré et qui portait ce prénom étaient toutes des idiotes et de parfaites garces. Il avait surtout envie de l’embêter pour le faire réagir et ainsi obtenir autre chose que ce visage neutre qu’il lui offrait depuis qu’il était entré ans la pièce. « Mais nous allons nous cantonner à Timothy en public. Je me voudrais de créer la confusion quand à votre virilité. » Robert lui offrit un nouveau sourire taquin en plongeant ses grands yeux bleus dans les yeux clairs de l’extracteur comme pour le sonder et connaître ses réactions avant qu’ils ne les aient, même si c’était clairement impossible.

« Je n’ai jamais dit que c’était le cas, je n’ai juste jamais vu Batman. » Oui, enfin il n’avait pas l’air d’être du genre à aimer aller se détendre au cinéma. En fait, il avait juste l’air de ne pas savoir rire et encore moins de savoir se détendre. C’était ça qui troublait le plus Robert. Ne l’avait-on pas prévenu que son patron, lui donc, était du genre à aimer qu’on le fasse rire et qu’on le fasse sourire ? Homme qui rit… et bien Homme qui rit. « La lettre de recommandation. » Il attrapa la feuille du papier que le jeune Greenwick venait de lui tendre. Une lettre de recommandation était quelque chose de primordiale aux yeux de Browning, il lui avait dit qu’il faudrait ensuite s’assurer qu’elle avait bien été écrite par le concerné et non par l’intéressé lui-même. Cela était synonyme de longs appels téléphoniques pour le moins ennuyeux, mais c’était ça être patron. Il ne pu retenir un soupire en pensant à cela.

« J’ai été engagé pendant deux ans pour aider Mr. Denton à protéger son esprit, c’est sa lettre que vous avez entre les mains. » Mr. Denton. C’était le patron d’une multinationale lui aussi, c’était sûrement le même travail qu’il lui avait été demandé alors il était sûrement parfait pour le travail… « J’ai bien entendu effectué quelques missions d’extraction moi-même, vous vous doutez bien que j’ai du acquérir un peu d’expérience dans le milieu avant d’apprendre à me protéger moi-même. Puis, j’ai été engagé par les PDGs de Microsoft, Google et Nintendo pour les aider à protéger leur subconscient. » Il se tourna vers l’extracteur avec plus d’attention cette fois. Ce n’était pas la longue liste d’entreprises qu’il venait de citer qui l’intéressait. C’est ce qu’il avait dit auparavant. Si cet homme savait, sans aucun doute, se présenter sous son meilleur jour, le fait qu’il ait effectué des extractions n’était pas quelque chose de rassurant. « Des extractions ? Dans quel domaine ? Vous comprendrez Timmy, que nous veillons à la sécurité de nos dossiers, et je tiens à être sur que vous n’êtes pas de ces menteurs qui vendent leur service de sécurité pour mieux voler. » Il lui offrit un sourire poli et doux. Il ne voulait pas l’accuser, mais il savait que ce genre de personne existait et qu’il fallait apprendre à s’en méfier.

Il releva les yeux et trouva le regard de Greenwick planté dans le sien. Ce n’était pas pour lui déplaire, il avait vraiment des yeux troublant, et de très beaux yeux même... Il n’y avait aucun mal à trouver qu’un homme avait de beaux yeux. C’était même totalement justifié dans le cas présent. « Je tiens à bien me faire comprendre, Mr. Fischer. Je suis sérieux parce que c’est mon travail de m’inquiéter pour vous, de vous faire comprendre les dangers auxquels vous pourrez faire face. Je veux être certain que vous serez prêt à travailler intensivement pour répondre à mes attentes. » Il esquissa un petit sourire en l’entendant, ce qu’il venait d’entendre lui plaisait vraiment beaucoup. Le sérieux de Timothy dans son travail avait tout pour faire de lui un employé modèle. « J’ai très bien compris Timmy. Et je suis prêt à travailler de longues heures pour y parvenir. Je ne vous demande pas d’être toujours drôle. Mais un véritable sourire n’a jamais fait de mal à personne. Un rire encore moins. » Il acquiesça légèrement lorsque le jeune homme lui dit devoir lire le contrat, c’était tout à fait normal dans le fond. On lui avait appris, à lui aussi, à ne jamais rien signer sans avoir tout lu d’abord. « Je peux ? » Le Robert esquissa un nouveau sourire en le désignant le fauteuil d’un geste vague de la main. « Je vous en pries faites. Je vais lire votre lettre et passer quelque coup de fil si vous le permettez Timmy. »

Il s’installa doucement derrière son bureau en remontant doucement ses lunettes, et commença à lire la lettre avec attention. Fischer avait l’air particulièrement intelligent dans ce genre de situation. Il tapota rapidement un numéro de téléphone sur son téléphone professionnel et appela le dit Mr. Denton. La conversation fut brève et l’autre patron lui assura avoir écrit la lettre, et assura aussi que les services de Greenwick étaient d’exception et de qualité. Il n’avait pas besoin d’en entendre davantage. « Et bien Timmy, si le contrat vous convient, vous êtes embauchés ! Faut-il ajouter quelque chose au contrat ? Avez-vous besoin d’une voiture de fonction, d’un logement… Nous ajusterons à votre guise. » Le service qui lui apporterait l’extracteur était devenu trop nécessaire pour qu’il prenne le risque qu’il refuse.
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Mar 28 Aoû - 15:30

Robert & Timothy



Tim se tendit légèrement en entendant Fischer donner son nom complet. Il serra les dents et lança un regard étonné au PDG, priant pour que Fischer oublie bien vite ce qu’il venait de lire. Tim détestait son deuxième prénom, c’était d’ailleurs pour cela qu’il ne le donnait à personne, mais il ne pouvait pas vraiment le cacher sur un papier officiel. Tim le regarda avec des yeux ronds en s’apercevant que son patron avait commencé à le taquiner, il fallait avouer qu’il n’avait pas l’habitude. En général, sa mine sombre et ses yeux bleu perçants empêchaient qui que ce soit d’essayer de se moquer de lui, mais apparemment Fischer n’était que moyennement impressionné. Il cligna rapidement des yeux avant de reprendre un air plus sérieux, croisant ses bras dans son dos. « J’aimerais autant, oui. » Ça n’avait rien à voir avec sa virilité, il détestait juste son deuxième prénom. Et c’est vrai qu’avoir un prénom de femme n’était jamais très agréable pour un homme, virilité ou non.

Tim lui tendit alors la lettre de recommandation et prit les papiers que Fischer lui avait donnés, commençant à les examiner de plus près. Il garda un air neutre lorsque le PDG mentionna son expérience dans l’extraction, se laissant pourtant déstabiliser lorsque Fischer l’appela ‘Timmy’. Non mais vraiment, Fischer avait beau être son patron, il prenait des libertés là. Il s’efforça de ne pas commenter, supposant que Fischer arrêterait de lui-même et se concentra plutôt sur sa propre réponse. « J’ai simplement fait équipe avec des extracteurs pour en apprendre plus sur leur… art. Mais si vous avez des doutes, vous pouvez toujours appeler Mr. Denton, il vous confirmera que tout s’est très bien passé lorsque je travaillais pour lui. » Bien sur, les choses se passeraient différemment avec Fischer, mais quelque part, Tim n’était pas certain qu’avouer qu’il était ici pour le voler allait l’aider à obtenir le job. Il garda donc une expression sobre sur le visage et un air calme.

Timothy grimaça en entendant Fischer l’appeler de nouveau Timmy. Non mais vraiment, Fischer apprécierait-il qu’il se mette à l’appeler Bobby ? Il avait bien envie de lui dire d’arrêter mais il ne voulait pas tout gâcher maintenant qu’il touchait si près du but. Ça aurait été stupide, et s’il y avait bien une chose que Tim n’était pas, c’était stupide. Il ravala sa fierté pour l’instant et s’assis dans son fauteuil, sans faire de commentaire sur son incapacité à sourire. Fischer s’en apercevrait bien assez tôt. Mais apparemment son expression sobre n’empêchait pas Fischer de sourire, lui. Tim hocha poliment la tête lorsque le patron demanda s’il pouvait passer un coup de fil, il était bien conscient que Fischer n’avait pas besoin de son autorisation. Et il était trop agacé de se faire appeler Timmy pour pouvoir répondre d’un ton agréable. Il se concentra donc plutôt sur le contrat que Fischer lui avait donné, le lisant une fois rapidement avant de s’en imprégner complètement. Ses yeux glissèrent sur la page à une vitesse affolante, habitués à lire rapidement après des années d’exercice.

Tim ne put pas s’empêcher d’écouter la conversation de Fischer d’une oreille distraite. Apparemment tout se passait bien et il se permit un petit sourire satisfait lorsque le PDG confirma ses soupçons. Tim se leva du fauteuil avant d’approcher le bureau de Fischer, ses lèvres s’étirant en un léger sourire maintenant qu’il savait que la partie était gagnée. « Le contrat me convient tout à fait. Je n’aurai pas besoin de voiture de fonction, mais si vous préférez que j’habite dans le quartier pour être plus facilement joignable, c’est votre décision. » Habitez près de Fischer simplifierait grandement sa tâche mais il ne voulait pas se montrer trop enthousiaste, de peur de se révéler. C’était bien plus facile de se cacher s’il laissait Fischer penser que l’idée venait de lui. « Je serai disponible jour et nuit en cas de problème bien sur, à vous de voir si vous préférez me savoir à portée de main. » Il força un sourire pour appuyer ses propos de déposa le contrat sur le bureau de Fischer avant d’attraper un stylo dans la poche de sa veste.

Tim appuya un coude sur le meuble avant de se pencher pour signer le contrat, se relevant ensuite pour le tendre à Fischer. « A votre tour, je suppose. » Il attendit patiemment que le PDG signe à son tour avant de se laisser sourire complètement, désormais un peu plus détendu. « Parfait. » déclara-t-il en tapant dans ses mains. « L’idéal serait de commencer l’entrainement ce soir si vous êtes libre, demain dans le pire des cas. Vous vous entrainerez au moins une heure par jour, avec ou sans moi. » Tim lança un regard appuyé à Fischer pour lui faire comprendre qu’il était très sérieux, il avait beau être son employé, il allait avoir besoin que le PDG l’écoute et se fie à ce qu’il lui disait s’ils voulaient tous les deux pouvoir avancer. « Vous êtes peut-être mon patron, mais vous allez devoir m’écouter désormais si vous avez l’intention de progresser. » ajouta-t-il avec un petit sourire satisfait.

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Ven 31 Aoû - 10:06

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Timothy & Robert

Fischer était d’un naturel très observateur, et il avait immédiatement remarqué la grimace de l’extracteur à l’évocation de son nom complet. Il ne semblait pas beaucoup apprécié son second prénom, pourtant, Robert le trouvait beaucoup plus beau pour un homme que pour une femme. Nul doute que des tas de femmes auraient elles aussi pensés que ça pourrait même donner un petit côté sexy. Temps qu’il ne s’appelait pas Morgan, alors tout allait bien. Il trouvait en effet que le prénom Morgan était d’un ridicule sans pareil. Mais Ashley… Ca avait quelque chose de sensuel dans la façon dont on pouvait le prononcer… Oui, sensuel était le mot qui lui venait pour qualifier ce prénom, il ne comprenait pas que Timothy puisse ne pas aimer ce prénom, ou en tout cas, ne pas lui trouver certains avantages, comme celui de prendre en chaleur et en sensualité lorsqu’une femme le lui murmurait au creux de l’oreille. « J’aimerais autant, oui. » Il ne pu retenir un petit sourire. Robert n’était certainement pas fermé d’esprit, il savait que certains hommes préféraient les hommes, mais ce n’était pas son cas, alors il avait toujours ce reflexe dicter par la société d’imaginer les hommes avec les femmes. « Très bien Ashley… » Il avait quelque peu insisté sur son prénom, lui donnant toute la sensualité nécessaire à le faire apprécié par son détenteur…

« J’ai simplement fait équipe avec des extracteurs pour en apprendre plus sur leur… art. Mais si vous avez des doutes, vous pouvez toujours appeler Mr. Denton, il vous confirmera que tout s’est très bien passé lorsque je travaillais pour lui. » Il observait de ses yeux bleus la réaction de Timothy. Il n’avait certainement pas besoin de son autorisation pour appeler Denton, mais il l’avait évoqué de lui-même, c’est donc qu’il n’avait pas de crainte quand à ce que dirait son ancien patron, ça voulait donc dire qu’il travaillait bien. Il gardait un œil vers le visage du jeune Greenwick et observa l’air neutre qui se trouvait sur son visage. Il ne semblait rien vouloir montrer d’autre. Si c’était sans nul doute la preuve du grand professionnalisme dont il semblait faire preuve, cela déstabilisait le jeune Fischer. Cet air neutre, sans aucun sourire sincère lui rappelait le visage de son père. Son père qui l’avait plongé dans une enfance sans joie, à lui infliger ce regard vide et sans sentiments. Depuis la mort de sa mère, il avait toujours été seul. Son père n’avait jamais été proche de lui, et ensuite, il avait crée son entreprise, et son parrain l’avait prévenu des risques qu’on prenait à avoir des amis quand on était aussi influent. Son père lui avait trop souvent dit, on nait seul, on vit seul, on meurt seul. Il n’était pas né seul, mais pour le reste…

Cette solitude lui pesait parfois. Et c’était sans doute pour ça qu’il s’était ainsi réfugié dans le monde des jouets. Personne ne l’empêchait d’être avec ses jouets, d’ailleurs ses jouets avaient le mérite de lui être fidèle. Il y avait toujours son jouet le plus fidèle, qu’il cachait durant la journée dans l’un des tiroirs de son bureau, un petit koala en peluche que sa mère lui avait offert alors qu’il n’était qu’un bébé. Sa mère adorait le couvrir de jouet avec l’argent de son père, elle n’était pleinement heureuse que lorsque son fils souriait. Il y avait sans aucun doute eu là, la naissance d’un véritable complexe d’Œdipe ou le vieux Fischer avait eu du mal à se faire une place. Il était si souvent absent, qu’on venait à douter de qui préférait la jeune maman. La plupart des gens auraient sans doute assuré que c’était le plus jeune des deux Fischer qu’elle préférait. C’était du moins ce qu’il avait toujours pensé, et encore davantage depuis qu’elle était morte et qu’il avait été le seul des deux à pleurer lors de l’enterrement. Il entreprit la conversation avec Mr. Denton et ce qu’il entendit le rassura. Timothy semblait bien être l’une des personnes les plus compétentes dans son domaine. Il allait donc devoir se passer de son sourire, mais au moins, personne ne pourrait essayer de détruire ce qu’il avait construit en passant par ses rêves, c’était déjà une bonne nouvelle, au moins pour l’avenir de la société.

Il savait que l’entraînement serait rude, et sans doute difficile, mais cela ne l’effrayait pas, il savait que c’était nécessaire. Il remarqua un subtil et fin sourire sur le visage de son interlocuteur et cela fit naître un autre sur le visage de Robert. « Le contrat me convient tout à fait. Je n’aurai pas besoin de voiture de fonction, mais si vous préférez que j’habite dans le quartier pour être plus facilement joignable, c’est votre décision. » Il sourit d’un petit sourire en coin, s’il n’avait pas été le patron, et Timothy l’employé, cette phrase aurait pu avoir un tout autre sens, sans doute pas avec lui, mais avec un homme qui préférerait les hommes… « Je serai disponible jour et nuit en cas de problème bien sur, à vous de voir si vous préférez me savoir à portée de main. » Et il en rajoutait… Heureusement qu’il demeurait le statut d’employé-patron, ça aurait pu tourner d’une toute autre façon dans le cas contraire. Il le regarda sortir son stylo sachant qu’il allait bientôt signer son contrat. « Je préférerais que vous habitiez tout près… Cela me rassurerait en cas d’urgence. » Il lui offrit un nouveau sourire, il ne savait pas de quoi pouvait être capable les extracteurs, en revanche, Timothy le savait et pourrait ainsi l’aider à n’importe quel moment. Il aurait besoin de lui, et c’était précisément pour cette raison qu’il avait fait appel à un spécialiste du rêve.

« A votre tour, je suppose. » Il sourit doucement et attrapa son stylo avant d’apposer sa signature sur le bas du contrat avec rapidité et précision. « Et voilà. Vous travaillez dorénavant pour la Fischer Dream Company Mr. Greenwick. » Il ouvrit l’un des tiroirs de son bureau et sortit un trousseau de clé. « Parfait. » Il lui tendit le trousseau de clé et le lui glissa doucement dans la main sans toucher la peau du jeune homme pour autant. « Voici les clés de votre nouvel appartement, meublé, sur la deuxième rue. J’habite cinq numéros plus loin sur la même rue. Vous avez aussi un double de mes clés sur le trousseau. » Il était particulièrement naïf et ne pouvait pas penser que l’homme qui était face à lui puisse lui vouloir du mal. C’était même une idée qui ne pourrait jamais lui traverser l’esprit tant il était naïf, encore une fois, comme un enfant. « L’idéal serait de commencer l’entrainement ce soir si vous êtes libre, demain dans le pire des cas. Vous vous entrainerez au moins une heure par jour, avec ou sans moi. » Il pencha la tête d’un demi centimètre. Ce soir. Il n’avait rien de prévu et serait donc entièrement disponible même si il était quelque peu inquiet à l’idée qu’on vienne voit ce qui se passait dans ses rêves. « Ce soir. J’habite au 17. Vous pourrez entrer sans sonner, je ne fais pas toujours attention à la sonnette. » Il lui offrit un petit sourire en coin. En fait, il passait beaucoup trop de temps à jouer pour se préoccuper de la sonnerie. On ne mettait pas fin à une longue heure de jeu pour quelqu’un qui veut vous rendre visite sans même avoir pris la peine de vous prévenir de sa venue auparavant. « Vous êtes peut-être mon patron, mais vous allez devoir m’écouter désormais si vous avez l’intention de progresser. » Il en avait parfaitement conscience et acquiesça d’un simple signe de tête. Il serait son élève le temps de son entraînement. Il regarda le jeune Greenwick quitter son bureau et entrepris de ranger soigneusement son nouveau jouet.

¤¤¤

La journée avait été longue, et Fischer était finalement rentré chez lui où il avait pris une longue douche. Il avait ensuite enfilé son caleçon de nuit et attrapa sa robe de chambre en soie et qu’il noua autour de sa taille, avant de rejoindre sa chambre et de s’installer sur le sol pour jouer avec des tas de jouets qu’il avait passé de longues années à réunir afin de parvenir à avoir cette grande collection. Il savait que son nouvel employé ne tarderait pas à venir pour débuter l’entraînement, mais rien ne l’empêcher de jouer pour l’instant… L’appartement de Fischer était un immense duplex qui lui offrait trop d’espace, et qui avait été meublé avec soin et avec goût par un décorateur qu’il avait employé. La seule pièce qu’il était le seul à avoir décoré était sa chambre. Comme pour un enfant, il avait tenu à ce que ça reste son univers personnel, à lui, et à lui seul.
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Ven 31 Aoû - 16:38

Robert & Timothy



Tim se força à ignorer la manière dont Fischer l’avait appelé. Il allait finir par croire que son patron faisait exprès d’essayer de l’agacer, après tout, ne venait-il pas de dire qu’il préférait qu’il l’appelle Timothy ? D’ailleurs, il détestait Ashley comme prénom, aussi bien sur une fille que sur un homme, mais Fischer n’avait pas l’air du même avis. Mais si le PDG n’essayait pas de le taquiner, Tim commença à se demander exactement à quoi il jouait. Il avait bien insisté sur son prénom et si Timothy n’avait pas été plus concentré sur son travail, il aurait presque pu croire que Fischer essayait de le draguer. Enfin, c’était sans doute une question dont il valait mieux ne pas s’approcher. Le PDG ne savait sans doute pas qu’il était gay, et Tim n’avait aucune raison de le lui dire. Ils garderaient leurs vies personnelles de côté et tout se passerait pour le mieux.

Le jeune homme signa finalement le contrat et Tim se sourit à lui-même, soulagé d’avoir obtenu ce pour quoi il s’était déplacé. Il allait pouvoir être logé tout prêt de chez Fischer, ce qui allait lui faciliter la tâche, et Tim ne put pas s’empêcher de sourire à nouveau lorsque le PDG lui donna les clés de son nouvel appartement. Ce qui le réjouit d’avantage encore était le fait de savoir qu’il avait aussi le double des clés de l’appartement de Fischer, preuve que son patron lui faisait déjà confiance – plus qu’il n’aurait du le faire sans doute. Tim accepta donc le trousseau de clés avec un léger hochement de tête et se tourna vers son patron lorsqu’il reprit la parole. « Très bien. Je vous verrai ce soir dans ce cas. » déclara-t-il très sérieusement avant de venir serrer la main de Fischer. Il hocha sobrement la tête avant de faire demi-tour et de sortir de son bureau. Il avait un entrainement à préparer.

***

Timothy passa l’après-midi à s’installer dans son nouvel appartement. Il était spacieux – plus que la boite de conserve dans laquelle il aurait du habiter en tout cas – et très lumineux. Bon il appréciait l’espace mais il faudrait faire quelque chose pour la lumière. Il aimait bien la vue depuis sa fenêtre mais il préférait tout de même l’obscurité. Il prit le temps d’appeler ses patrons pour les tenir au courant de l’avancée du plan, les rassurant déjà sur le fait qu’il avait bien été embauché par Fischer et qu’il s’apprêtait à commencer son entrainement dès ce soir. « Je vais utiliser notre première séance pour voir exactement ce qu’il sait sur l’extraction et pour tester un peu ses moyens de défense. J’en saurai plus demain. » déclara-t-il avant que son boss ne lui raccroche presque au nez. Il n’appréciait pas spécialement la manière dont il le traitait, mais tant qu’il payait, Tim n’avait pas d’états d’âme.

Il se dirigea vers le balcon – car oui, il avait un balcon – et alluma une cigarette, jouant inconsciemment avec son totem au fond de sa poche. Il tira une longue bouffée et sortit finalement le petit briquet noir de sa poche, le regardant quelques secondes avant d’essayer de l’allumer. Rassuré de voir qu’il ne produisit aucune flamme, Tim le rangea à nouveau et se concentra sur le panorama que son appartement lui offrait. Il aimait la ville, contrairement à la campagne, parce qu’elle lui offrait la chance de pouvoir passer inaperçu, de se fondre dans le décor. C’était d’ailleurs un très bon endroit pour rencontrer d’autres hommes gays sans avoir à les éviter une fois qu’il avait passé la nuit avec. Il n’était pas sorti depuis plusieurs mois et il avait bien envie d’aller chercher un peu de compagnie pour une soirée, mais ça devrait attendre. Il termina sa cigarette et l’écrasa du bout du pied avant de rentrer dans l’appartement. Fischer n’avait pas précisé d’heure spécifique pour leur rendez-vous, et Tim décida de se mettre en route.

Il attrapa sa valise et ne mit pas longtemps à trouver l’immeuble de son patron. Il ignora le regard du bonhomme à la réception et se dirigea vers les ascenseurs, appuyant sur l’étage de Fischer. Le PDG habitait sur un étage entier et Tim n’arriva même pas à en être surpris. Il avait surement l’habitude d’avoir de l’espace. Il sortit finalement à l’étage indiqué et ne prit pas la peine de frapper à la porte, ouvrant directement pour se laisser entrer. Il arriva alors dans un salon décoré avec beaucoup de goût mais de manière tellement impersonnelle qu’il eut l’impression de se retrouver dans les bureaux d’une multinationale. Quelque part, ça ne l’étonnait qu’à moitié. Fischer avait beau aimer les jouets et être un peu excentrique, il ne devait pas être si différent que cela des autres PDGs dont il avait croisé la route. Et en un sens, ça rassurait Tim de le penser. Il fit le tour de l’appartement, sans pour autant réussir à trouver son patron. « Mr. Fischer ? »

Aucune réponse. Timothy laissa échapper un soupir avant de commencer à ouvrir des portes au hasard, espérant ne pas tomber sur son patron dans une position embarrassante. Heureusement pour lui, il ne le trouva finalement en train de se doucher – ou pire – mais ça ne l’empêcha pas d’être surpris en le découvrant finalement. Il ouvrit la porte de ce qu’il reconnut ensuite être sa chambre et aperçut alors le PDG assit par terre, en peignoir et en train de jouer. Ses bidules recouvraient le sol de la chambre et Timothy ne put pas s’empêcher de sourire un peu avant de lever les yeux au ciel. Il resta sur le seuil de la chambre, déjà conscient qu’il avait enfreint l’intimité de Fischer. « Je suis désolé de vous déranger, Monsieur. Je ne vous trouvais pas. » Tim se concentra alors sur la tenue dans laquelle était Fischer et retint un soupir. Non mais vraiment, n’aurait-il pas pu faire l’effort de s’habiller au moins ? Tim hésita presque à lui dire qu’il était gay juste pour le convaincre d’aller enfiler quelque chose de plus convenable, mais il ne voulait pas lui faire peur non plus. Il s’empêcha donc de faire une réflexion et jeta un coup d’œil à la pièce pour se changer les idées.

La chambre de Fischer ne ressemblait pas du tout au reste de son appartement, et Tim avait un peu l’impression d’avoir atterrit dans un univers parallèle. Vu ce qu’il savait du PDG, il n’aurait pas du être étonné de le voir dans une chambre aux motifs très enfantins, mais ce n’était quand même pas ce qu’on attendait du directeur d’une entreprise internationale. Peut-être qu’il avait mal jugé Fischer dans ce cas, mais ça ne l’intéressait que pour son travail bien sur. Plus il en savait sur la cible, mieux ce serait. Il s’arracha finalement à la contemplation de la salle et se tourna vers Fischer, s’écartant légèrement du passage. « Quand vous voulez, Mr. Fischer. »

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Sam 1 Sep - 12:30


Timothy & Robert

Fischer avait longuement pensé à rentrer vivre en Australie après la mort de son père, mais on lui avait conseillé de rester sur le sol Américain pour le meilleur développement de son entreprise, et n’y connaissant rien, il avait décidé d’écouter les conseils de Browning et vivait encore aujourd’hui aux Etats-Unis. Il n’aimait pas autant le ciel ici que là bas, mais il savait que vivre ici était pour l’instant une bonne chose, ça avait permis à l’entreprise de se faire une place sur le marché plus rapidement et il avait fini par s’adapter au climat et à l’humeur des américains qui étaient sans doute beaucoup moins souriants et beaucoup moins sympathiques que les Australiens, mais il avait finalement décidé que vivre ici faisait partie de son travail, un travail de patron qui avait ses avantages et ses trop nombreux désavantages. Sa mère aurait sûrement été fière de lui à le voir avoir aussi bien réussi, mais il savait que quelque chose dans sa vie actuelle, déplairait clairement à sa mère. Il vivait toujours seul alors qu’il allait bientôt avoir 40 ans, sa mère l’aurait probablement plutôt imaginé avec des enfants, un fils peut-être même, et une femme à ses côtés l’aimant autant que sa mère avait pu aimer son père et ce malgré ses trop nombreuses absences. Elle aurait rêvé pour son fils, une vie normale plus que celle d’un patron de multinationale. Mais c’était la même vie que son père qui l’attendait, avec simplement quelques plus de fantaisies et d’extravagance…

Lorsqu’il avait décidé de s’installer dans cet immeuble, et avait acheté l’étage complet afin de ne pas manquer de place, tout était vide. Il avait d’abord pensé à le meubler lui-même, mais son parrain lui avait dit qu’il n’avait pas besoin de s’embêter avec de telles futilités, il avait donc simplement disposé quelques photos sur certains murs, dont la photo de sa mère. Puis le décorateur d’intérieur était venu et Fischer avait dépensé des fortunes pour qu’il meuble convenablement l’appartement et qu’il le décore avec goût. La décoration était trop impersonnel, mais Robert avait tenu à garder sa chambre vide, et l’avait meublé et décoré lui-même afin d’avoir son petit univers, son endroit à lui, ou personne ne viendrait jamais, et surtout, ou personne ne le jugerait jamais. S’il acceptait un jour l’entrée de quelqu’un dans cette chambre, ce serait qu’il aurait suffisamment confiance pour savoir qu’on ne le jugerait pas. Qu’il saurait qu’on n’utiliserait plus jamais le mot « déception » pour le qualifier. Il espérait de tout cœur que plus jamais ce mot ne serait associé à son nom, cela lui arracherait probablement le cœur, et il perdrait le peu de confiance en lui qu’il lui restait. Parce que oui, s’il était devenu un très grand patron, il n’en demeurait pas moins un homme qui avait un cruel manque de confiance en lui et qui ne croyait pas toujours en ce qu’il faisait et en ses projets. Un enfant surdoué encore une fois, un simple enfant, dans le corps d’un homme de presque 40 ans, avec des désirs et la vie d’un homme de presque 40 ans.

Il s’était donc finalement installé sur le sol de sa chambre dans son caleçon et dans son peignoir de chambre. Il savait que son employé ne tarderait pas à passer, mais il savait aussi qu’il ne lui avait pas donné d’heures précises et qu’il avait probablement un peu de temps pour lui et pour jouer comme il le faisait des heures durant, chaque soir. Il détestait qu’on le dérange durant ses heures de jeux parce que c’était un peu s’introduire dans sa vie personnelle. Sa chambre était le seul endroit sur terre qui n’était qu’à lui, et où personne n’avait à s’introduire. Il détestait qu’on ait l’audace de poser un regard plein de jugement sur son petit monde, et sur ce qui faisait qu’il se sentait bien, parce que oui, c’était l’un des seuls endroits sur terre où il se sentait simplement bien, sans avoir peur, sans avoir à craindre qu’on le considère simplement comme un énième homme extravagant et excentrique incapable d’agir comme un adulte ou de réfléchir. En réalité, il était bien plus intelligent que bon nombre de ces hommes en costumes et qui n’avait jamais la moindre joie dans le regard ou le moindre sourire pour leurs employés, qui s’ils étaient moins gradés qu’eux, méritait tout de même d’être traité comme des êtres humains, parce qu’ils étaient tous des êtres humains, ils avaient juste eu plus ou moins de chance, et plus ou moins d’audace au moment de se lancer dans la vie active. Fischer avait eu de l’audace, mais il avait pu se permettre cette audace grâce à l’héritage que lui avait laissé son père.

Occupé par ses très nombreux jouets qui se trouvaient sur le sol de la chambre, qui ressemblait davantage à une suite d’hôtel de luxe qu’à une chambre d’étudiant et dont les murs étaient remplis d’étagères où se trouvaient ses jouets les plus précieux, mais aussi de nombreux cadres photos. La personne que l’on retrouvait le plus souvent sur ces photos, était sa mère, une femme superbe, un visage entouré de boucles dorées, pour Fischer, elle ressemblait à un ange. Elle était la plus belle femme qu’il n’avait jamais vue. Il savait que ce complexe d’Oedipe était un véritable problème, ou le deviendrait quand il devrait se marier, mais il ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle était sublime. Quelque chose vint le déranger dans ses jeux…« Je suis désolé de vous déranger, Monsieur. Je ne vous trouvais pas. » Il se retourna brusquement et se leva d’un geste rapide. Il refusait qu’on rentre dans sa chambre, que Timothy entre chez lui ne le dérangeait pas, mais sa chambre, c’était en quelque sorte son sanctuaire privé et personnel. Il replaça soigneusement ses jouets les plus précieux sur son lit, sans un regard pour le jeune Greenwick. « Et frapper ne vous a pas semblé être une idée convenable ? » Son ton était nettement plus sec et froid que lorsqu’ils s’étaient rencontrés dans son bureau tout à l’heure et ses deux grands yeux bleus jetèrent un regard perçant à l’homme qui se trouvait maintenant face à lui. Il voulait lui montrer où était les limites.

Il marchait donc en direction de l’encadrement de la porte d’un pas décidé. « Quand vous voulez, Mr. Fischer. » Il marcha, poussant au passage son interlocuteur hors de sa chambre dont il ferma la porte à clé, tournant le dos à l’extracteur. « Maintenant. Je crois que c’est pour ça que je vous paye. » Il n’était pas d’un naturel susceptible, mais refusait qu’on entre dans le seul endroit sur terre qui lui était réservé et qu’il tenait à garder pour lui, et éventuellement aux rares personnes à qui il faisait une pleine et aveugle confiance. Autant dire qu’à l’heure actuelle, personne ne rentrait dans cette catégorie, et si Fischer avait eu assez de confiance en Timothy pour lui offrir les clés de son appartement, sa confiance n’était certainement pas assez grande pour le laisser voir sa chambre, voir son monde, et voir le doux visage de sa mère qui veillait sur lui. Il guida la jeune Greenwick vers le salon, sans un regard pour lui et s’installa sur le fauteuil. « Par quoi désirez vous commencer ? » Un nouveau regard bleu et froid vint rencontrer les yeux de l’extracteur.

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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 2 Sep - 20:31

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Les yeux légèrement écarquillés, Tim observa la réaction de Fischer à son arrivée. Le PDG de releva rapidement, un peu trop d’ailleurs, avant de se diriger vers son lit pour aller ranger les jouets qu’il avait en mains. Tim fronça les sourcils, surpris de voir qu’il avait apparemment dérangé le jeune homme. Pourquoi avait-il l’air aussi contrarié alors que l’extracteur l’avait vu jouer cet après midi déjà, ce n’était pas comme s’il était rentré dans sa salle de bains pendant qu’il se douchait. Mais c’était peut-être quelque chose qu’il valait mieux ne pas imaginer. La réaction de Fischer ne pouvait vouloir dire qu’une seule chose, il avait honte ou en tout cas était trop protecteur de quelque chose dans cette pièce. C’était sa chambre, c’était normal, mais Tim avait fait attention de ne pas y pénétrer complètement, il y avait donc quelque chose dans cette pièce que Fischer ne voulait pas qu’il voit. Quelque chose qu’il considérait sans doute trop personnel pour son employé. Et bien sur cette idée encouragea seulement l’extracteur à regarder d’un peu plus près.

Il profita des quelques secondes pendant lesquelles Fischer avait le dos tourné pour examiner la pièce, mais ne vit rien d’inhabituel par terre ou sur les meubles. La salle était remplie de jouets, mais son bureau l’avait été aussi et il n’avait pas sursauté ainsi en voyant Tim y entrer tout à l’heure. Son regard se posa alors sur les murs et il aperçut des photographies qui avaient été encadrées et accrochées avec beaucoup de soins. De toute évidence, la femme qu’il pouvait apercevoir était importante pour Fischer, mais il n’eut pas le temps d’en apprendre d’avantage car le PDG de tourna vers lui, le forçant à détourner le regard pour se concentrer sur lui. Il fronça légèrement les sourcils en entendant le ton sec de Fischer mais resta impassible. Il avait vu juste, il y avait définitivement quelque chose ici que le PDG voulait garder secret, garder pour lui. Malheureusement pour lui, c’était exactement de ce genre de renseignements que Tim avait besoin, et il n’était pas prêt à abandonner la partie. Il se concentra sur le visage du PDG tandis que son esprit commençait déjà à réfléchir à la question.

Fischer se dirigea alors vers la porte de la chambre, le bousculant au passage pour les faire tous les deux sortir de la pièce. Tim garda une expression stoïque sur le visage, mais il n’en pensait pas moins. Il n’aimait pas qu’on le touche, mais ce n’était pas la question. Il avait visiblement agacé son patron, et ce n’était pas un bon point – même si ça lui avait permis d’en apprendre un peu plus. Il allait devoir faire quelque chose pour le calmer ou la session de ce soir serait un gâchis de temps complet. Il hocha sobrement la tête et suivit Fischer dans le couloir jusqu’au salon. Le PDG prit place dans l’un des fauteuils mais l’extracteur resta debout, l’allure sérieuse et le corps droit. Il repensa aux photos de la jeune femme qu’il avait vues et son esprit se remit en marche en attendant que Fischer ne comble le petit silence qui s’était installé. Elle aurait pu être une amie, une petite copine peut-être, mais les photos avaient parut vieilles, ce n’était donc pas possible. La seule solution possible était sa mère, et vu ce que Tim savait de son histoire de famille, il ne serait pas surprenant qu’il essaye de garder ces souvenirs pour lui.

L’idée aurait du le réjouir car c’était une faiblesse en plus qu’il pourrait exploiter plus tard, pourtant il se sentit mal d’avoir ainsi envahi l’intimité de Fischer. Et il n’aimait pas se sentir coupable. Le PDG le tira de ses pensées avec sa nouvelle question, mais son ton froid indiquait assez clairement qu’ils n’étaient pas prêts à commencer l’entrainement. Tim laissa échapper un soupir avant de poser sa valise au sol, croisant les bras contre sa poitrine avant de regarder par la fenêtre. Il n’aimait pas devoir s’excuser, et c’était plus facile pour lui s’il n’avait pas à regarder l’autre personne en face. « Je ne voulais pas vous déranger, Monsieur. Je ne savais pas qu’il s’agissait de votre chambre, je vous ai appelé mais n’ai reçu aucune réponse. » Il aurait tout aussi bien pu frapper, c’était vrai. Mais puisqu’il n’avait eu aucun moyen de savoir dans quelle pièce Fischer se trouvait, il avait jugé l’effort inutile. Et il n’avait pas prévu de tomber dans une salle que le PDG préférait clairement garder pour lui seul. « Je frapperai la prochaine fois, je n’avais pas l’intention de vous vexer ou de venir déranger votre intimité. » Son ton était sobre et sérieux, comme d’habitude. Mais il se rendit vite compte que ça ne suffirait pas. Tim soupira avant de desserrer ses bras, plongeant ses mains au fond des poches de son pantalon pour s’empêcher de paraitre aussi nerveux qu’il ne l’était vraiment. Il ne savait pas pourquoi, mais il se sentait véritablement mal d’avoir dérangé son patron, il n’était pas là pour lui faire du mal non plus et Fischer n’avait rien fait qui puisse justifier ses actes. « Je suis désolé, d’accord ? » Sa voix était plus douce désormais, plus sincère aussi. Il n’aimait pas paraître faible, mais il ne pouvait pas prendre le risque que Fischer lui en veuille encore s’il devait s’aventurer dans son esprit. Il se tourna finalement vers le PDG pour lui lancer un regard qu’il voulait apaisant et ramassa sa valise pour aller la poser sur la table basse.

« J’ai simplement besoin qu’on mette ça derrière nous, je ne peux pas prendre le risque que vous soyez encore énervé si nous voulons commencer l’entrainement. » expliqua-t-il, son ton toujours aussi doux que tout à l’heure. Il avait un peu de mal à reprendre un air trop sérieux après ce qui venait de se passer, et il savait que se montrer plus cool l’aiderait surement à apaiser Fischer. Tim se tourna vers le jeune homme, un sourire un peu timide et toujours crispé aux lèvres. « Vous pensez en être capable ? »

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Mar 4 Sep - 9:20


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L’intimité était un domaine difficile à aborder avec le jeune Fischer. Il avait mis beaucoup trop de temps à construire le peu d’intimité qu’il pouvait actuellement avoir. Il avait, finalement rarement, été seul et libre d’avoir son monde au cours de sa vie, et être un peu seul avec ses jouets était quelque chose d’agréable, même si la solitude était parfois pesante, il était agréable d’enfin pouvoir choisir si l’on pouvait être seul, ou accompagné. Il n’était pas souvent accompagné, et ne l’avait même presque jamais été sentimentalement parlant. Il avait connu une jeune femme alors qu’il avait trente six ans, mais leur relation été rapidement devenue compliqué, elle ne comprenait pas sa soif d’enfance perdue, et le jugeait en permanence tout en ponctuant ses phrases de piques disant qu’il ne lui accordait pas assez de temps, et elle l’avait donc quitté alors que les sentiments avaient à peine commencés à naître dans leurs cœurs respectifs. Dans le fond, il n’était pas plus mal tout seul, il était au moins ainsi libre de ses choix et de ses occupations et il n’était pas prêt à s’engager dans une relation sérieuse, même si Browning énonçait de plus en plus souvent la possibilité qu’il doive se marié bientôt parce que son âge avancé et qu’il serait intéressant qu’il prenne une épouse et qu’il ait des enfants par la même occasion. Avoir des enfants… C’était une idée qui lui pensait inimaginable mais si cela devenait nécessaire un jour…

Il observa d’un regard en coin et discret son nouvel employé. Il avait l’impression qu’on venait d’abuser de son intimité et de la violer même. C’était la seule limite qu’il mettrait à l’extracteur, les exercices n’auraient strictement jamais lieu dans sa chambre. S’il fallait un jour qu’il s’endorme, alors ce serait dans le canapé ou dans la chambre d’ami, mais certainement pas dans sa chambre à lui. Personne n’y avait jamais à y mettre les pieds, il pensait même à faire construire une autre chambre pour la femme qu’il devrait un jour épousé et lui. Cette chambre était son sanctuaire et il n’était pas sûr qu’un jour quelqu’un en qui il aurait une telle confiance aussi aveugle que sans méfiances puisse exister. On lui avait enseigné durant des années qu’il ne fallait faire confiance à personne, et que tous pouvaient chercher à nuire. Même s’il était bien moins méfiant que ne l’étaient son père ou son parrain à cause de sa très grande naïveté, il était incapable de faire une confiance totale à quiconque. On ne gommait pas les enseignements de dizaines d’années de vie en un seul coup de baguette magique, ou dans le cas présent, en une seule mort, celle de son père. Son père l’avait marqué à vie, autant dans les enseignements que dans le manque de confiance en lui qu’il avait cédée à son fils en le qualifiant à jamais de « déception ». Il resterait aussi longtemps que personne ne serait capable de lui faire penser le contraire, une déception.

Le faire sortir de la chambre avait été la première réaction du jeune Fischer. Il s’était sentit faible devant les yeux de Timothy quand celui-ci l’avait vu dans sa chambre en train de jouer, et il détestait l’idée que Timothy puisse avoir posé les yeux sur la seule femme qui hantait les lieux et le cœur du petit garçon qu’il était resté. Il n’avait jamais su s’épanouir pleinement avec une femme et n’avait même jamais eu aucune relation sérieuse avec aucune femme, sans doute de par cette relation complexe qui le liait encore aujourd’hui, à sa mère. Pour autant, Robert n’avait strictement jamais imaginé être avec un homme, dans sa famille, ça ne se faisait pas, et s’il était du genre tolérant avec les couples homosexuels, il savait que ce n’était pas pour lui, et que ça ne serait jamais pour lui. Chez les Fischer, ça ne se faisait pas. On se marié, les hommes avec des femmes, les femmes avec des hommes, c’était comme ça depuis toujours, et surtout, on faisait des enfants, peut-être même de préférence, des fils, afin de pouvoir les former à devenir eux aussi, de grands patrons d’entreprises multinationales. Et il n’avait strictement aucune attirance physique pour les hommes. Strictement aucune, les hommes, comme Timothy, grands, fins, des traits délicats, des yeux clairs et des cheveux qui semblaient posés des soucis à leur propriétaire pour les coiffer, étaient séduisants. Il le savait, et toutes les femmes étaient sans doute à leurs pieds, mais s’il savait dire qu’ils étaient séduisants, ce n’était certainement pas parce qu’il les trouvait, personnellement séduisant. En aucun cas.

Fischer s’était laissé tomber sur son fauteuil, le regard plongé dans le vide, et son sourire avait strictement disparu de son visage. Greenwick avait fait fort pour son premier jour de travail, entré dans sa chambre, entré dans le seul endroit qui lui était défendu. Il aurait dû lui préciser lorsqu’ils étaient dans son bureau, de frappé à chaque porte avant d’entrer, mais ça ne lui avait pas semblé nécessaire ! Tout le monde frappé avant d’entrer… « Je ne voulais pas vous déranger, Monsieur. Je ne savais pas qu’il s’agissait de votre chambre, je vous ai appelé mais n’ai reçu aucune réponse. » Fischer se tourna vers lui, sous le coup de la surprise. Il observa par ailleurs que le regard de Timothy n’était pas posé sur lui mais sur le tapis. Il préférait sans doute ne pas parler face à son patron après le ton sec que Fischer avait employé avec lui. Il ne pouvait que le comprendre, être aussi froid ne lui ressemblait pas… Il ne pouvait pas raisonnablement lui en vouloir, il n’avait pas entendu la voix de son employé lorsque celui-ci avait appelé, alors il avait eu raison de le chercher. Lorsque Robert était plongé dans ses jeux, il n’entendait plus rien d’autre. « Je frapperai la prochaine fois, je n’avais pas l’intention de vous vexer ou de venir déranger votre intimité. » Il espérait bien qu’il frapperait ! Le minimum dans une telle situation était d’en déduire une leçon qu’il mettrait en pratique. Ne pas frapper à la porte était particulièrement impoli, et il ne supportait pas l’impolitesse. Le patron remonta, presque timidement, un peu comme un enfant qu’on a pris sur le fait, en train de piquer des cookies dans le pot qui était trop haut sur les étagères de la cuisine, le regard. Comme un enfant qui regrettait de s’être emporté sous le cou de la colère et de la surprise. Il n’avait pas voulu être aussi froid envers son employé, mais il n’avait pas le droit de rentrer dans leur chambre. « Je suis désolé, d’accord ? » Les yeux de Robert vinrent cette fois se planter dans ceux du jeune Greenwick. Il semblait sincère, pour la première fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, sa voix, tout comme son regard étaient plus doux et il était fut soulagé de voir que cet homme était bien un être humain, et pas une espèce de robot sans le moindre sentiment. « D’accord… » Il lui offrit un regard plus doux en esquissant un tout petit sourire doux et fin. Il voulait lui montrer qu’il n’était pas cet homme froid, qu’il n’était pas comme son père.

« J’ai simplement besoin qu’on mette ça derrière nous, je ne peux pas prendre le risque que vous soyez encore énervé si nous voulons commencer l’entrainement. » Il acquiesça doucement. Il fallait qu’ils commencent l’entraînement, il savait que c’était nécessaire, et c’était pour ça qu’il avait employé Timothy et que celui-ci était venu ici ce soir après tout… Il inspira profondément et souffla tout aussi longuement. « Vous pensez en être capable ? » Il acquiesça de nouveau en remarquant le petit sourire, quelque peu timide, et plutôt mignon tant il était crispé, qui demeurait sur le visage de Greenwick. « Oui. Bien sûr… Commençons… Je vous propose quelque chose à boire avant ? Vous m’avez dit tout à l’heure vouloir commencer par des questions, alors je vous écoute. Je répondrais. » Il sourit doucement et remarqua brusquement l’impolitesse dont il venait de faire peur. Il désigna l’autre côté du canapé à son employé. « Mais asseyez vous, je vous en prie. » Il savait que les questions, tout comme l’entraînement seraient difficile. Il avait entamé un entraînement un peu moins particulier il y a quelques années, et savait que c’était loin d’être un domaine facile que celui du rêve…
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Mar 4 Sep - 16:30

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Tim était toujours un peu tendu face à son nouveau patron. Il ne pouvait pas se permettre de se faire virer dès le premier jour, il avait un travail trop important à faire. Pas important pour lui, certes, mais il était important pour ses patrons, et il ne pouvait pas s’offrir le luxe de les mettre en colère. Il s’agissait d’hommes influents et surtout très rancuniers, alors faire échouer cette mission lui couterait cher, surtout après tous les efforts qu’il avait du faire pour en arriver là. Il n’accepterait pas de mettre tout en jeu pour une erreur aussi stupide, il avait peut-être eu tort d’entrer sans frapper, mais pour sa défense, il ne pouvait pas savoir que Fischer réagirait ainsi. Sa chambre était importante à ses yeux, c’était évident, mais Timothy n’aurait pas pu le deviner, alors il espérait bien que ses excuses – sincères pour une fois, même si elles étaient intéressées – suffiraient à apaiser Fischer.

Il sentit le PDG relever les yeux vers lui et se força à croiser son regard, ses traits de détendant immédiatement lorsqu’il comprit que Fischer s’en voulait un peu de s’être laissé emporter. Il se mordit la lèvre comme par réflexe avant de hocher la tête. Il était trop content de pouvoir laisser toute cette affaire derrière eux pour oser ajouter quoi que ce soit pour le moment. Il aperçut un petit sourire naitre sur les lèvres de son employeur et ne put pas s’empêcher d’y répondre, même si son sourire à lui venait moins naturellement. Il n’avait jamais vraiment fait attention aux traits de son visage, mais il réalisait maintenant que Fischer était un bel homme. Ses yeux brillaient lorsqu’il était amusé, pouvaient être froids lorsqu’il était en colère, et étaient simplement magnifiques lorsqu’ils étaient doux comme cela. Tim sentit son cœur faire un petit bond dans sa poitrine à la pensée que ce regard lui était destiné, et il se força à détourner les yeux pour l’instant. Ce n’était vraiment pas le moment de commencer à remarquer des choses pareilles, il ne mêlait jamais travail et plaisir, et il n’avait pas l’intention de commencer maintenant. D’autant plus qu’il était là pour abuser de la confiance de Fischer, ça n’aurait pas été juste d’en profiter pour des raisons personnelles en plus.

Tim s’éclaircit la gorge, essayant de se concentrer sur son travail. Il ne pouvait pas se permettre de mettre sa mission en péril pour les beaux yeux d’un homme comme Fischer. De toute façon, ils n’avaient vraiment rien d’exceptionnels quand il y pensait, leur couleur était spéciale, certes, mais il pourrait en trouver des centaines d’autre comme ça. Ça ne valait vraiment pas le coup de s’attarder là-dessus. Il hocha la tête en entendant le PDG lui confirmer qu’ils allaient pouvoir commencer son entrainement, levant la main pour décliner son offre suivante. « Non merci, je ne bois pas pendant que je travaille. » Et surtout pas avant d’entrer dans le rêve de quelqu’un d’autre. L’extraction était un boulot suffisamment dangereux lorsqu’on s’y attelait sobre, il préférait ne pas tenter le diable.

Il accepta l’invitation de Fischer et partit s’asseoir à côté de lui sur le canapé, prenant bien garde de laisser une distance professionnelle entre eux deux. Il croisa les jambes avant de se tourner vers son patron, son épaule reposant contre le dossier du canapé pour éviter de se faire mal au cou. « J’ai effectivement besoin de savoir ce qu’on vous a déjà appris. Ce que vous savez de l’extraction, et les moyens que vous utilisez pour vous en défendre. » expliqua-t-il avant d’attraper sa valise, la posant à côté de lui sans l’ouvrir pour l’instant. Il se tourna de nouveau vers Fischer, un petit sourire aux lèvres. Il était décidément plus détendu que tout à l’heure, leur petite dispute ayant au moins servit à détendre l’atmosphère. « J’ai prévu quelque chose de très simple pour ce soir, mais je ne peux pas vous dire exactement quoi. J’ai besoin de tester votre défense pour voir quels points nous devrons travailler en priorité. »

Tim attrapa sa valise pour la poser entre eux. « Vous n’êtes pas obligé de répondre à mes questions, j’aurai mes réponses aussitôt entrerons-nous dans votre rêve. Mais si vous savez quelque chose et considérez que je dois être mis au courant, c’est le moment. »

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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Mer 5 Sep - 17:11

Timothy & Robert

Les excuses de son employé avaient touché le jeune Fischer. On lui avait déjà bien souvent présenté des excuses, mais quelque chose avait été sincère dans la voie du jeune homme. Quelque chose de vraiment sincère, une chose qu’il retrouvait, bien malheureusement rarement, dans ses employés. Ses employés étaient souvent faux avec lui, ils n’osaient pas lui dire ce qu’ils pensaient réellement, et il n’aimait pas ça. Il avait beau être particulièrement sensible, et plus précisément d’une nature, hypersensible, il détestait qu’on lui mente ou qu’on prenne des pincettes avec lui comme ses employés le faisaient. Fischer avait donc été plus que touché par les excuses de cet employé. Il aimait cette sincérité qui était nouvelle pour lui, et qui le rassurait. Greenwick avait eu l’air très froid et distant avec lui, mais il avait su le convaincre en lui présentant ses excuses, cela lui permettait de ne pas regretter la décision qu’il avait prise en l’employant. La voix douce et rassurante du jeune homme l’avait apaisé, et lui rappelait celle que sa mère avait eu pour lui lorsqu’il était enfant, le désir de le rassurer et de le calmer, il aimait cette impression de sérénité que lui apportait cette voix. Il ne regrettait définitivement pas d’avoir employé Timothy pour s’occuper de sa sécurité.

Les yeux plongés dans ceux de Greenwick, Robert ne pouvait s’empêcher de le trouver beau. D’une véritable beauté. Il ne pouvait pas dire qu’il était attiré par lui, loin de là. Il ne pouvait s’empêcher de se répéter mentalement que cela ne se faisait pas chez les Fischer, mais il n’en demeurait pas moins qu’il était un bel homme, plutôt séduisant, avec un regard qui pouvait sans doute, facilement, faire battre un peu plus le cœur de nombreuses personnes. Les préférences sexuelles de son employé ne le regardaient strictement pas, mais il était certain qu’il était capable de faire céder n’importe qui, homme comme femme. Pourtant quelque chose l’effrayait quelque peu dans ce regard, ce regard était toujours distant. Il semblait vouloir mettre une barrière entre lui et le reste du monde, entre lui, et le regard des autres, et Robert espérait peut-être réussir à jour à lui faire baisser sa garde. Il n’aimait pas voir que les gens n’aimaient pas les autres, cela le rendait triste. Il se sentait triste pour Timothy, triste de voir que cette méfiance des autres semblait créer dans ses deux beaux yeux une lueur triste et pleine de nostalgie, comme si ce garçon était d’une nature toujours triste, et que jamais ses beaux yeux ne brilleraient de joie. Il aurait pourtant aimé voir de la joie dans ces yeux bleus et voir un sourire plein de douceur et de joie sur ce visage, un visage comme celui qu’il avait eu après lui avoir présenté ses excuses. Il aurait aimé que la joie de ce regard et de ce visage lui soit adressée à lui, et il aurait aimé être celui qui ferait naître cette joie. Pas parce qu’il était attirer par lui, ça ne se faisait pas chez les Fischer, mais parce que… Parce qu’il n’aimait pas voir les gens triste. C’était pour ça. Simplement pour ça.

Ils étaient donc repartis sur de bonnes bases et ce n’était pas plus mal, cela permettrait d’être au clair et de réaliser leur travail, et plus précisément le travail de son employé au mieux. Il savait de par ce qu’on lui avait déjà enseigné sur l’extraction que c’était un domaine particulièrement difficile, voir même dangereux. Il n’avait aucune envie de faire courir des dangers au jeune homme, loin de là. Il détesterait lui causer des problèmes, et savait que s’ils ne partaient pas sur de bonnes bases, son inconscient pourrait lui en causer, voir même le mettre en danger. Si l’on ne pouvait pas mourir dans un rêve, on pouvait en ressortir dans un sale état malgré tout. « Non merci, je ne bois pas pendant que je travaille. » Il ne pu retenir un petit rire amusé en l’entendant dire cela. Il leva les mains en signe de réédition et lui dit avec un sourire : « Je ne vous proposais pas forcément de l’alcool… » Il savait qu’en réalité il avait plutôt à lui proposer du vin, ou un bon whisky, mais il avait aussi de l’eau et des jus de fruits. Il n’en était pas au point d’être devenu alcoolique et de ne boire que ça !

Il l’observa s’installer dans le canapé, ses gestes laissaient devinés une certaine grâce que tout les hommes n’avaient pas. « J’ai effectivement besoin de savoir ce qu’on vous a déjà appris. Ce que vous savez de l’extraction, et les moyens que vous utilisez pour vous en défendre. » Il ne pu retenir un léger soupire, il fallait qu’il soit sérieux à ce sujet, la sécurité de son entreprise et le bon déroulement des exercices dépendraient de son sérieux. Il se passa une main nerveuse dans les cheveux en laissant apparaître sur son visage un petit sourire doux et commença donc à répondre aux questions de son employé. « J’ai été entraîné il y a plusieurs années, mais de façon moins sérieuse. Je n’étais qu’un élément à l’époque, je suis le patron maintenant. » Il reprit son souffle en plongeant de nouveau ses deux grands yeux bleus dans ceux du jeune homme. « Je sais qu’on ne peut pas mourir en rêve, je sais aussi qu’on peut recourir à des produits plus ou moins forts pour plonger dans ses rêves… Je sais que notre inconscient peut créer des obstacles à ce qui peut apparaître comme une intrusion… » Il savait tout cela parce qu’on le lui avait enseigné des années auparavant mais il ne se souvenait plus suffisamment de ce qu’on lui avait appris, et surtout, sa place dans l’entreprise avait beaucoup changer, un entraînement particulier était donc devenu une véritable nécessité. « J’ai prévu quelque chose de très simple pour ce soir, mais je ne peux pas vous dire exactement quoi. J’ai besoin de tester votre défense pour voir quels points nous devrons travailler en priorité. » Il acquiesça d’un simple signe de tête pour montrer qu’il était d’accord avec ce que venait de dire Greenwick.

Il observa avec attention la petite valise qu’il posa entre eux. Il avait déjà vu ce genre de valise lors de son premier entraînement. « Vous n’êtes pas obligé de répondre à mes questions, j’aurai mes réponses aussitôt entrerons-nous dans votre rêve. Mais si vous savez quelque chose et considérez que je dois être mis au courant, c’est le moment. » Il inspira profondément, il devait peut-être lui dire ce qui l’effrayait le plus dans le fait que quelqu’un entre dans ses rêves. « Je rêve très souvent d’une femme. N’y voyez rien d’amoureux, c’est ma mère. Je… Vous prierais de garder cette information pour vous. Je refuse que quiconque connaisse son image… » Il soupira profondément cette fois. Il l’avait dit. Il désigna une photo sur le mur d’en face. « Vous la reconnaîtrais sans doute. C’est elle… » Il soupira une nouvelle fois, alors que ses deux beaux yeux bleus prenait un air plus triste et moins gaie. Elle avait été la seule personne à l'aimait dignement, et elle l'avait quitté alors qu'il n'avait que onze ans.
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Mer 12 Sep - 16:59

Robert & Timothy



Tim secoua doucement la tête lorsque Fischer lui expliqua qu’il n’avait pas que de l’alcool non plus. Il ne voulait pas le déranger, surtout pas maintenant qu’ils allaient enfin avancer vers l’entrainement. Et après tout, c’était pour ça que Tim s’était déplacé jusqu’ici. Mais l’extracteur n’eut pas le temps de s’attarder sur la question, Fischer attirant bien vite son attention. Il passa une main dans ses cheveux, les emmêmant assez pour le rendre plus séduisant encore tandis qu’un petit sourire naissait sur ses lèvres. Son regard était à la fois doux et sérieux, et Tim se demandait vraiment comment c’était possible. Mais plus que cela, il était presque fasciné par le regard du jeune homme, ses yeux étaient d’un bleu intense, presque envoutant, et Tim se trouva incapable de regarder ailleurs. Il déglutit avec difficulté avant de se concentrer sur ce que le PDG disait, faisant bien attention de ne pas fixer ses lèvres. C’était sans doute plus sage comme ça.

Il hocha la tête, se concentrant enfin sur sa mission et préférant ignorer les quelques secondes pendant lesquelles il s’était laissé rêvasser. Ça ne lui allait pas, et il n’était pas venu pour ça. Oui, Fischer aurait eu besoin d’un entrainement plus intensif maintenant qu’il dirigeait sa propre boite, mais malheureusement pour lui, Tim n’avait pas été engagé pour cela. Et quelque part… l’idée le dérangeait un peu. Il n’était pas triste, et il n’avait pas pitié de sa future victime ( ces émotions étaient trop dangereuses dans son corps de métier ) mais il se sentait… bizarre. Il chassa ces pensées avant de pouvoir les laisser germer, et lança un petit sourire à son patron. « Vous ne pouvez pas mourir dans le rêve, effectivement. Mais ce monde n’est pas sans danger, pour aujourd’hui, je n’utiliserai pas de tranquillisant pour être sur que tout se passe bien, mais je vous expliquerai aussi tous les dangers que l’extraction représente. Un autre jour. »

Tim posa sa valise entre leurs deux corps, ne relevant la tête que lorsqu’il entendit le PDG parler à nouveau. Mais cette fois, il ne se laissa pas déconcentrer par ses yeux bleus ou ses lèvres légèrement roses. Il avala sa salive, essayant de garder une expression impassible tandis qu’une vague de fierté l’assiégeait. Il avait eu raison alors ! Bien sur, la mère de Fischer était un point faible, et il aurait du être content d’en apprendre plus pour lui. Plus il en saurait, et mieux il arriverait à faire son travail, mais la révélation de Fischer ne le satisfit pas autant qu’elle aurait sans doute du le faire. Il se sentait mal pour lui, mal de voir qu’il l’avait forcé à lui parler d’un sujet aussi personnel et de toute évidence aussi sensible. Mais pire que tout, il se sentait mal de voir Fischer aussi… triste. C’était une lueur au fond de ses yeux, quelque chose de moins pétillant qu’à son habitude, quelque chose de plus sobre, et Tim se rendit compte que cet air ne lui allait pas. Il préférait Fischer avec toute l’innocence d’un gamin, et cette fois, ce n’était pas parce que ça rendrait sa mission plus facile.

Il se rapprocha instinctivement du jeune homme, se décalant légèrement sur le canapé avant de relever les yeux vers la photo que son patron lui désignait. Il reconnut le visage de la femme de tout à l’heure et laissa à son tour échapper un petit soupir. Son visage était toujours serein, mais c’était simplement parce qu’il avait pris l’habitude de masquer ses émotions. Il n’avait qu’une seule envie, faire en sorte que le PDG ne se sente pas mal de lui avoir parlé de sa mère, d’avoir partagé quelque chose d’aussi important pour lui. Et plus que tout, il ne voulait pas que Fischer regrette d’en avoir parlé à un inconnu complet… Tim s’éclaircit la gorge avant de se tourner vers le jeune homme, plongeant son regard au fond du sien, ses traits impassibles, professionnels. Il ne pouvait pas essayer de le réconforter, de le faire se sentir mieux. Mais s’il y avait bien une chose que Tim pouvait faire, c’était essayer de lui faire comprendre qu’il n’allait pas utiliser cette information, qu’il était là pour travailler, et qu’il n’allait pas profiter de l’information qu’il venait de lui donner. « Merci de m’en avoir parlé. Ce genre d’information pourrait m’être utile pendant notre entrainement. » Et c’est tout ce qu’il dirait sur ce sujet. Il ne voulait pas que Fischer se sente mal à l’aise.

Timothy hocha la tête pour officiellement clore le sujet, surpris de se rendre compte qu’il n’avait vraiment aucune envie de s’étendre sur la question. Il ne voulait pas exploiter la famille de Fischer pour ce boulot, pas tant que le PDG pouvait le faire culpabiliser avec un simple regard. Il s’éclaircit à nouveau la gorge et ouvrit la valise, dévoilant ses instruments à Fischer. Son équipement était basique, mais il ferait l’affaire. « Vous pouvez vous allonger ou rester assis, c’est comme vous voulez. Choisissez juste une position confortable pour éviter d’avoir mal au réveil. » Tim sortit deux câbles, s’agenouillant à côté du canapé avant de se tourner vers Fischer. Il haussa un sourcil pour demander la permission avant d’attraper son poignet, enfonçant la seringue et s’empêchant de remarquer qu’il pouvait sentir le pouls du jeune homme contre son pouce. Il prit une petite inspiration, essayant de le masquer du mieux qu’il put tandis qu’il partit s’asseoir dans le fauteuil le plus proche, posant la valise entre eux deux.

Il se connecta à son tour à la machine, relevant les yeux vers Fischer. « Je n’utiliserai aucun produit chimique pour approfondir le sommeil, nous n’en aurons pas besoin et ce sera plus facile de commencer par les bases. Vous serez le rêveur et je serai l’architecte : la population du rêve sortira donc directement de votre esprit tandis que j’inventerai le décor. Dîtes moi quand vous êtes prêt… » Tim attendit le signal du PDG avant d’appuyer sur le bouton, les plongeant tous les deux dans le rêve.



{ENTREE DANS LE MONDE DU REVE}


Tim avait recréé le bureau de Fischer, aussi bien qu’il en était capable vu le temps limité qu’il y avait passé. Le résultat était convainquant au premier coup d’œil, mais un examen plus détaillé permettrait aisément de se rendre compte que quelque chose clochait. Et c’était justement le principe, il devait savoir si le PDG était capable de se rendre compte qu’il s’agissait d’un rêve. L’architecture était grossière et peu préparée, mais ce serait d’autant plus facile pour Fischer de voir à travers. Restait à savoir s’il en serait capable. Timothy se tourna vers le jeune homme, un air inquiet sur le visage. « Tout va bien, Monsieur ? Vous aviez l’air un peu… perdu. » demanda-t-il, convainquant dans sa performance. Il s’était tout de même un peu préparé.

Il lui lança un sourire qui se voulait rassurant tandis que ses yeux commençaient à examiner discrètement la pièce. Il n’aperçut pas de coffre fort en évidence, mais il devait bien y avoir quelque chose ici que Fischer tenait à protéger, et ce serait un moyen parfait de tester ses défenses.

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 16 Sep - 19:56

Timothy & Robert
Les yeux clairs de deux jeunes hommes se rencontraient dans des échanges particulièrement électriques et dans une alchimie presque chimique. Il n’était pas sûr d’avoir déjà eu autant de mal à se détacher d’un regard. Les yeux de Timothy étaient un eu plus foncés que les siens, mais l’échange de regard était particulièrement surprenant, du moins, du point de vue de Robert qui n’était pas certain d’avoir déjà, un jour, rencontré de telles yeux. Ils avaient quelque chose de très sérieux, mais il devinait facilement que ce n’était là que ce que le jeune homme voulait qu’on voit de lui. Il devinait que l’extracteur mettait entre lui, et le reste du monde, une véritable barrière qui semblait infranchissable, mais il ne pouvait s’empêcher d’espérer, qu’un jour, en se liant d’amitié avec cet homme, il réussirait à faire tomber le mur qu’il plaçait entre eux, il détestait voir que les autres refusaient d’être sincère, certains trouvaient à dire que la plus grande faiblesse de Fischer était sa naïveté et sa sincérité, pourtant, il n’en demeurait pas moins quelqu’un qui savait être sérieux et stricte. Un jour, il parviendrait à faire céder la barrière, il s’efforcerait de le faire sourire. Tout le monde avait le droit de sourire.

« Vous ne pouvez pas mourir dans le rêve, effectivement. Mais ce monde n’est pas sans danger, pour aujourd’hui, je n’utiliserai pas de tranquillisant pour être sur que tout se passe bien, mais je vous expliquerai aussi tous les dangers que l’extraction représente. Un autre jour. » Il ne parvenait pas à saisir comment il comptait les plonger dans son rêve sans le moindre tranquillisant, il ne se sentait pas d’humeur à dormir tout de suite, alors comment pourrait-il dormir sans la moindre substance chimique ? Il inspira profondément en regardant la petite valise que le jeune homme regardait avec attention, il doutait qu’il ne s’agisse que d’une simple visite, alors son sommeil serait sans doute artificiel, il serait peut-être, tout simplement, un peu moins profond qu’il ne le serait avec des tranquillisants. Il faisait confiance à Greenwick, après tout, c’était son travail et il savait mieux que quiconque le faire, d’après son oncle. « Faites ce qui vous semble le mieux. Je ne m’y connais pas assez pour avoir des exigences. Vous êtes libre de faire ce que vous voulez de moi. » Il lui offrit un petit sourire amusé. Après tout, l’entraînement avait beau être sérieux, il n’aimait pas que l’atmosphère devienne pesante, et encore moins trop sérieuse… C’était quelque chose qui l’angoissait un peu trop.

Le regard du PDG se posa rapidement sur la valise que son employé posa entre eux deux. Il ne savait pas encore ce qu’elle contenait mais espérait bien le découvrir au plus vite. C’était aussi une façon de ne pas penser à sa mère. Lorsqu’il parlait d’elle, les souvenirs d’enfance le submergeait tout entier, et la tristesse venait en même temps, alors il préférait concentrer son attention sur autre chose. Il ne tenait pas à montrer sa tristesse au jeune homme. Ils ne se connaissaient pas assez pour qu’il lui parle davantage. Il avait juste pensé qu’il était important de le prévenir concernant la femme qui hantait ses rêves, et ce depuis qu’on lui avait, un jour, dit qu’elle était morte. Personne n’avait à connaître son visage, et s’il avait tenu à éclaircir les choses avec son employé, il ne désirait pas que cela dépasse le cercle privé. Il se sentait mis à nu en abordant le sujet de sa défunte mère, de la même façon qu’il avait eu ce sentiment de violation profond lorsque l’homme avait ouvert la porte de sa chambre. C’était le peu de souvenir heureux qu’il avait, et il les chérissait, probablement bien plus encore que tout les secrets de son entreprise. Il avait besoin de se souvenir et de se dire qu’il existait une personne, sa mère, pour qui il n’avait pas été une déception, il savait qu’elle aurait été fière de lui. Il l’espérait en tout cas, et dans ses rêves, elle semblait l’être.

Il regarda le regard bleu de son interlocuteur se tourner vers la photo qu’il venait de désigner, et esquissa un petit sourire. Il ressemblait beaucoup à sa mère sur le plan physique, tous s’étaient toujours accordés sur le fait qu’il n’avait pas grand-chose de son père, et cela ne lui déplaisait pas vraiment dans le fond. Il avait surtout les mêmes deux grands yeux bleus, particulièrement clairs et profond que la jeune femme qui se trouvait sur la photo. .« Merci de m’en avoir parlé. Ce genre d’information pourrait m’être utile pendant notre entrainement. » Il acquiesça simplement pour lui montrer qu’il était content de lui avoir dit. En réalité, cela ne le réjouissait probablement pas beaucoup, mais il était content que cela ait une utilité et qu’il n’ait pas simplement dit ça comme un idiot… Il était souvent qualifié de fils à papa, mais il ne l’avait jamais vraiment été. Son père avait toujours été dur avec lui, et la seule chose qu’il ne lui avait jamais donné été l’argent de son héritage. Il avait même été surpris que ce dernier ne l’ait pas, purement et simplement, effacé de son testament. Pourtant, il savait parfaitement que si son père avait su ce qu’il comptait faire de son empire, il l’aurait gommé sans le moindre scrupule. Il aurait détesté être le financeur d’un projet d’entreprise de conception de jeux vidéo… Il redressa le regard, teinté de tristesse, vers le spécialiste du domaine des rêves. Il devait chasser cette tristesse, il savait que l’état dans lequel on était avant de plonger dans un rêve était très important. On le lui avait appris il y a plusieurs années.

La valise s’ouvrit finalement devant ses yeux, et des tas d’instrument y étaient soigneusement rangés, dans des blocs de mousses. Il ne savait pas à quoi servaient tout ces trucs, mais nul doute que cela avait rapport direct avec l’industrie du rêve… « Vous pouvez vous allonger ou rester assis, c’est comme vous voulez. Choisissez juste une position confortable pour éviter d’avoir mal au réveil. » Il s’installa doucement dans le canapé en s’allongeant. La tête posé sur l’accoudoir et les jambes légèrement repliés, il avait pris soin de ne pas bouger la valise, et le canapé était assez grand pour qu’ils puissent y être tout les deux installés, même s’il n’y avait qu’une place allongée. Il le laissa attraper son poignet sans rechigner, et observa la seringue s’enfoncer lentement, et quelque peu douloureusement, entrer dans la peau, particulièrement fines, de l’avant bras. L’idée de partager un rêve avec quelqu’un était quelque peu étrange, même s’il savait que s’était possible, cela ne lui était jamais réellement arrivé hors entraînement, et il ne savait pas comment il pourrait gérer tout cela… Il avait souvent eu des rêves étranges, mais jamais personne ne s’était inviter dans ses rêves auparavant, en tout cas depuis son premier entraînement… Il préférait, au final, que cette première fois soit avec Timothy.

Il observa le jeune homme enfoncer une autre seringue dans son propre bras pour se relier à la machine que contenait la valise. « Je n’utiliserai aucun produit chimique pour approfondir le sommeil, nous n’en aurons pas besoin et ce sera plus facile de commencer par les bases. Vous serez le rêveur et je serai l’architecte : la population du rêve sortira donc directement de votre esprit tandis que j’inventerai le décor. Dîtes moi quand vous êtes prêt… » Il acquiesça simplement, et après quelques secondes d’hésitations fit un signe de tête à son employé pour lui montrer qu’il était prêt…

{ ENTREE DANS LE MONDE DU RÊVE }


Son bureau, Fischer s’y sentait bien, malgré tout ce qu’il représentait en termes de responsabilités. Le rêve avait de particulier que le rêveur ne se rendait pas compte de la nature imaginaire de la scène… Et l’inconscient de Fischer avait bien dissimulé un petit moulin à vent et une photo, quelque part dans cette pièce, mais ça, Fischer n’en savait rien… Il leva les yeux vers Greenwick, son entraîneur personnel et lui offrit un petit sourire. « Tout va bien, Monsieur ? Vous aviez l’air un peu… perdu. » Il secoua légèrement la tête pour se remettre rapidement les idées en place. L’air inquiet de son employé lui arracha même un petit sourire, il était définitivement plus gentil et prévenant qu’il ne désirait le laisser voir. « Oui ! J’étais juste dans mes pensées ! » Il lui offrit un nouveau petit sourire, très doux alors qu’on frappa à la porte, et que celle-ci s’ouvrit avant qu’il ait eu besoin d’autoriser l’accès à la porte. Une charmante jeune femme, 45 ans et aux yeux aussi bleus que ceux de Fischer entra. Sa mère. Mais le rêve étant un rêve, cela ne choqua pas Fischer, bien au contraire, son sourire n’en fut que plus grand. « Bonjour… Timmy ? Laissez-moi-vous présenter la plus merveilleuse des personnes que cette terre n’ait jamais portée ! Ma mère. » En disant cela, il avait jeté un coup d’œil derrière Timothy. Alors que sa mère approchait de l’employé de son fils, il remarqua que l’un de ses jouets était rangé de la mauvaise façon, et il s’approcha, l’air soucieux.

Il arqua doucement un sourcil. Ce n’était pas normal. Il rangeait toujours ses jouets avec un grand soin… « Qui a touché à celui-ci ? C’est vous Timmy ? » Il était loin de pouvoir penser qu’il s’agissait d’un rêve, mais la façon dont ce jouet avait été rangé l’inquiétait. Et si quelqu’un était venu dans son bureau ? « Chéri, tout va bien ? » Il se tourna doucement vers sa mère et vers son employé, le regard hésitant, et l’air particulièrement inquiet. « Quelqu’un a pu entrer ici ?... » Son parrain avait longuement insisté sur le fait que personne ne devait jamais entrer ici sans y avoir été invité. Et même les gens qui y avaient été invités devaient être surveillés.
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Mer 19 Sep - 12:07

Timothy n’avait jamais aimé regarder les gens trop longtemps dans les yeux. Bien sur ça lui était utile dans sa ligne de travail, le regard de quelqu’un pouvait révéler énormément de choses, mais le problème c’était que ça marchait dans les deux sens. S’il pouvait essayer de comprendre Fischer en partageant un simple regard, il était certain que son patron pouvait en faire de même pour lui. Il avait l’habitude d’étudier les gens, il irait donc plus vite, mais si Fischer paraissait un peu naïf il n’était pas bête pour autant, et quelques secondes lui suffiraient aussi pour essayer d’en apprendre plus sur l’extracteur. Et pourtant, malgré toutes ces certitudes, il ne put pas s’empêcher de prolonger le contact, se perdant quelques secondes de plus que nécessaires dans les yeux bleus du jeune homme. Il avait l’habitude d’avoir les yeux les plus captivants, mais Fischer jouait un niveau au dessus encore. Ils étaient plus clairs mais pas plus froids pour autant, au contraire. Ils luisaient d’une lueur presque enfantine, et Tim s’en voulait un peu de les trouver attendrissants.

Il finit par rompre le contact lorsqu’il se rendit compte qu’il l’avait déjà bien trop prolongé, s’efforçant de penser que ce n’était qu’une simple erreur d’inattention, et qu’il n’avait pas accroché son regard aussi longtemps pour le simple plaisir de pouvoir essayer de créer une connexion. Ses yeux étaient vraiment bleus, il fallait le dire. Ce n’était rien de plus que cela. Il ferma les yeux lorsque Fischer lui dit qu’il pouvait faire de lui ce qu’il voulait, s’efforçant de ne pas prendre la chose de travers. Il s’occupa de sa valise, commençant à préparer son matériel tandis que son esprit commençait à lui procurer des images tout sauf professionnelles. Il fallait avouer que le choix de mots de Fischer n’était pas très malicieux, et il rappelait à Tim d’autres circonstances dans lesquelles il avait pu entendre cette phrase. Un frisson le parcourut et il essaya de se concentrer plus fort encore sur son travail, finissant par chasser ces pensées. Il ne pouvait pas entrer dans le rêve de Fischer s’il n’était pas parfaitement concentré sur sa mission. Ça aurait été assez risqué s’il ne s’était vraiment occupé que de son entrainement, mais vu qu’il était là pour une autre raison en plus, il ne pouvait pas se permettre de penser à autre chose. Timothy prit finalement une longue inspiration avant de s’asseoir, vidant son esprit jusqu’à pouvoir imaginer le bureau de son patron et les plongea tous les deux dans un sommeil artificiel.



{ENTREE DANS LE MONDE DU REVE}


Oh il savait très bien que son rêve avait des défauts, c’était même le but, mais il était plutôt fier de ce qu’il avait réussit à recréer. Fischer ne semblait pas spécialement méfiant, un peu confus seulement mais c’était tout à fait normal. Il n’avait aucun souvenir d’avoir mis les pieds dans son bureau, il devait simplement avoir l’impression d’avoir eu la tête ailleurs pendant quelques secondes. La bonne nouvelle était déjà qu’il n’avait pas encore reconnu qu’ils étaient dans un rêve, ses systèmes de défense n’étaient donc pas encore assez développés. Tout se passa alors comme prévu, le PDG supposa effectivement qu’il avait juste perdu le fil de ses pensées et lui lança même un sourire plein de tendresse. Timothy répondit avec un sourire un peu plus sobre mais pas moins agréable, sachant très bien qu’il valait mieux se comporter normalement pour éviter d’éveiller ses soupçons. S’il commençait à se comporter comme un enfant, Fischer risquait de se douter de quelque chose. Mais comme il était parfaitement conscient des règles du rêve - et du fait qu’il se trouvait effectivement dans un rêve - la tâche serait plus aisée pour lui.

Quelqu’un entra alors dans la pièce et Timothy essaya de garder un visage impassible malgré le choc que cette apparition lui fit. Il savait que Fischer n’avait pas énormément d’amis - en tout cas, il avait pu le déduire après leur entretien - mais il ne s’était pas attendu à ce que sa mère fasse une apparition dans son rêve. Il aurait plutôt supposé voir apparaître des collègues à lui, mais de toute évidence, la mère de Fischer était tellement présente dans son esprit qu’elle s’introduisait facilement dans ses rêves. D’ailleurs, la voir entrer dans son bureau ne parut pas le choquer. Quoi de plus normal puisqu’il ignorait qu’il était en train de rêver? Il ne pouvait pas se rendre compte de l’absurdité de la chose. Tim, par contre, s’en rendait tout à fait compte et pouvait même y voir une opportunité d’en apprendre plus. Le cerveau de Fischer avait reproduit sa mère telle qu’il la voyait, il serait donc aisé pour l’extracteur d’essayer d’en apprendre plus sur leur relation ainsi. Il répugnait à utiliser sa mère pour essayer de l’arnaquer, mais si c’était son point faible le plus évident, il n’avait pas vraiment d’autre choix. « Enchanté. » répondit-il finalement avant de tendre sa main à la jeune femme. Il lui lança son sourire le plus charmant, essayant de ne pas montrer qu’il suivait toujours les mouvements de Robert dans son dos.

Tim se félicitait déjà de voir que Fischer se souvenait de lui - il lui ferait donc automatiquement confiance et serait donc plus facile à manipuler - mais sa joie fut de courte durée. En effet, Fischer avait commencé à remarquer les défauts du rêve. Tim n’avait pas passé assez de temps dans le bureau de son patron pour pouvoir en reproduire les moindres détails et Robert commençait à s’en rendre compte. Ça faisait partie de l’entrainement, bien sur, mais Tim avait besoin de le distraire pour l’instant pour avoir l’occasion de parler à sa mère. Il n’aimait pas interagir avec les projections de manière générale, mais là, l’occasion était trop belle. Mme Fischer commençait déjà à s’inquiéter pour son fils, le subconscient de Robert lui soufflant déjà que quelque chose clochait et sa projection reflétant son inquiétude. Tim fit volte face pour attraper le regard de son patron, lui lançant un sourire rassurant. « C’est vous qui l’avez déplacé tout à l’heure pour me faire une démonstration, Monsieur. Je vous ai dit que je ne savais pas comment ça marchait et vous avez tenu à me le montrer. » C’était une explication crédible. Bien sur c’était faux, mais suggérer cette idée pourrait suffire à lui faire croire que c’était vraiment arrivé. Pour l’instant Tim n’en cherchait pas d’avantage.

Il vérifia que Robert avait toujours les yeux rivés sur son jouet et que sa mère ne le regardait pas. Il se concentra ensuite et changea la météo, faisant tomber de la pluie dans New-York pour vérifier que Fischer ne se rendrait pas compte de la différence. Si sa mère commençait à s’agiter c’était plutôt mauvais signe, mais pour essayer de la distraire à son tour, Tim se tourna vers elle, lui lançant un sourire plein de tendresse. « Alors Mme Fischer, parlez moi un peu de votre fils. Vous devez être très fière de lui. » C’était vraiment la question parfaite. Fischer ne se souvenait certainement pas bien de sa mère, il ne pouvait que l’imaginer. Et il l’imaginait surement comme toutes les autres mères: très bavardes dès qu’on les engageait sur ce genre de discussions. Il en apprendrait plus sur Robert si elle voulait bien lui répondre, et il commencerait à comprendre leur relation par la même occasion. Car enfin, le subconscient de Fischer ne pouvait pas lui mentir. Fischer n’irait pas imaginer que sa mère pourrait inventer des histoires.

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Jeu 20 Sep - 17:52

Timothy & Robert


{ MONDE DU RÊVE }

Angela Mary Fischer, la mère de Robert était une femme on ne peut plus belle et classe. L’image physique de cette femme était la seule chose qui était claire et parfaite dans la mémoire du jeune homme. Pour le reste, il se souvenait d’elle comme d’une mère particulièrement aimante et prévenante à son égard, elle était morte alors qu’il n’avait que onze ans, alors comment pourrait-il se souvenir d’elle autrement que comme l’image dont il avait toujours eu besoin pour tenir le coup face à un père à l’opposé de l’image qu’il avait de sa mère. Une longue chevelure blonde tombée en cascade sur ses fines épaules musclées, sa peau était subtilement hâlée, par le soleil Australien de son pays d’origine, son sourire était lumineux, et plein d’une bienveillance particulièrement maternelle et deux grands yeux bleus très clairs de la même couleur si particulière que son fils. Fischer avait un petit sourire pour sa mère alors qu’il était heureux de recevoir le sourire qui lui semblait, très tendre, de Timothy. Il se passa nerveusement une main dans les cheveux en regardant son employé commencer à parler avec sa mère. Il se sentait presque intimidé devant cette scène. Personne dans son entreprise ne parlait jamais à sa mère, c’était un rêve, et c’était bien pour ça qu’en général il s’agissait de simple moment de tendresse entre lui et sa mère, mais pas aujourd’hui, car aujourd’hui, même s’il ne le savait pas quelqu’un était dans son rêve, quelqu’un qu’il connaissait encore très peu…

Il écouta donc d’un air quelque peu absent la conversation que Timothy commençait à lancer avec sa mère. « Enchanté. » Angela posa délicatement la main dans celle que l’employé venait de lui tendre. Elle accompagna ce geste d’un sourire doux, alors qu’il pouvait sentir la douceur de sa peau, un peu trop froide sur la sienne. « Enchantée Monsieur Greenwick. C’est donc vous le fameux spécialiste du rêve ! Browning m’a beaucoup parlé de vous ! » Et comment, puisqu’il s’agissait en réalité des pensées de son fils, et que le parrain de ce dernier l’avait ennuyé avec cette histoire d’entraînement, des semaines et des mois durant jusqu’à lui parler chaque jour des nouvelles personnes dont il avait pu entendre parler dans le domaine, mais encore davantage depuis qu’il avait affirmé avec certitude à son filleul que c’était cet homme là qu’il lui fallait. Elle retira finalement doucement sa main, dans un geste presque gracieux tant il était doux et réalisé dans une lenteur parfaite qui rendait le geste charmant. Robert était de son côté en train de se demander ce que faisait ce jouet si mal ranger dans ses étagères, il portait un soin tout particulier à ses jouets, comme pour préserver cette enfance dont il avait été privé et qu’il s’efforçait de recréer. Ce n’était vraiment pas normal, il ne rangeait strictement jamais ses affaires dans la précipitation, il préférait prendre son temps quitte à être en retard à son rendez vous professionnel. C’était une façon de voir les choses, tout cela ne dépendait que de l’ordre des priorités que l’on avait et ce à quoi on accordait le plus d’importance, et à ses yeux, l’enfance qu’il s’efforçait de recréer était la chose la plus importante dans sa vie actuellement.

Le visage du jeune patron était marqué par le doute et l’inquiétude alors qu’il fixait le jouet posé sur cette étagère, et le visage de la mère était marqué par cette même inquiétude. Angela était la mère idéale, lorsque son fils était inquiet, elle l’était aussi, c’était une question de bon sens, elle voulait le bonheur de son fils, et voir son sourire d’enfant illuminer son visage de longues années encore, alors elle faisait tout pour que son bonheur soit parait. Comme toute bonne mère le ferait, n’est-ce pas ? « C’est vous qui l’avez déplacé tout à l’heure pour me faire une démonstration, Monsieur. Je vous ai dit que je ne savais pas comment ça marchait et vous avez tenu à me le montrer. » Il se tourna doucement vers Timothy en arquant un sourcil. Il ne se souvenait pas de la démonstration en question… Mais c’était plausible dans le fond, puisque son employé ne savait pas se servir de la plupart de ses jouets, et que Robert avait à cœur de le faire sourire et de le radoucir… Il ne savait plus trop où il en était et se passa une nouvelle main dans les cheveux. « Tu sais comme tu es tête en l’air parfois Robert ! » Sa mère avait raison, il était très tête en l’air, alors cette démo avait du lui sortir de la tête lorsqu’il avait commencé à penser à autre chose. Il offrit un nouveau sourire plus sincère, et plein d’innocence, faisant disparaître toute once de doute ou d’inquiétude du visage de patron de la Fischer Dream Company, alors qu’il laissa un léger rire lui échapper en disant : « Tu as raison Maman. Pardonnez-moi Timothy ! Vous m’apprenez si bien à me méfier que j’en viens à me méfier de tout ! » Il se passa à nouveau une main dans les cheveux avant de se retourner vers le jouet pour le replacer correctement dans l’étagère alors qu’un rapide regard vers la fenêtre lui fit remarquer le temps pluvieux, sans que cela ne le surprenne. Il pleuvait souvent à New-York, bien plus souvent que dans son Australie natale.

Robert avait donc l’esprit occuper à autre chose lorsque son employé avait choisi de s’adresser à sa mère. « Alors Mme Fischer, parlez moi un peu de votre fils. Vous devez être très fière de lui. » Le regard de la mère se posa sur son fils qui rangeait avec soin les jouets qui étaient dérangés, un regard plein de fierté et de bienveillance, qui ne laissait aucun doute sur la façon dont Fischer avait forgé l’image de cette mère, une mère vraiment parfaite, peut-être même un peu trop pour être vraie. Elle chassa un sourire un peu trop fier de son visage en secouant la tête, et reconcentra son attention sur Greenwick en ne gardant qu’un léger sourire très doux qui n’était, encore une fois, pas sans rappeler celui de son fils. « Robert a toujours été un enfant adorable, et avec une imagination débordante, mais vous devez le savoir puisque vous travailler à ses côtés ! J’ai toujours été fière de lui. C’était un merveilleux petit garçon. Et c’est devenu un homme bien… » La mère ne pouvait paraître plus sincère. Elle n’exprimait que son avis au sujet de son fils, en réalité, un avis que Fischer avait imaginé grâce aux souvenirs d’enfances qu’il lui restait mais qui n’était pas suffisamment nombreux à son goût. Dans un geste de nouveau particulièrement gracieux, elle se passa la main dans les cheveux en disant : « Vous savez Monsieur Greenwick, Robert est un garçon très bien. Je peux vous faire confiance pour le protéger ? » Je peux vous faire confiance pour le protéger ? »[/color] La mère ne se rendait pas compte de sa possible gaffe…
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Lun 24 Sep - 12:57

Timothy se tendit très légèrement lorsque la mère de Fischer mentionna qu’il était un expert dans le monde du rêve. Il l’observa attentivement pour vérifier qu’elle ne se doutait de rien, mais son visage était calme, paisible et Tim lâcha bientôt l’affaire. Elle n’était que le subconscient de Fischer qui parlait pour lui, il était donc normal qu’elle sache ce genre de choses sur lui. Du moment qu’elle ne commençait pas à se douter qu’ils étaient tous dans un rêve à cet instant précis, elle ne présentait aucun danger. D’ailleurs il eut bientôt d’autres raisons de s’inquiéter, cette fois ce fut Fischer lui-même qui lui donna l’occasion de se tendre un peu. Un de ses jouets était apparemment mal rangé et Tim se vexait un peu de voir qu’il n’avait pas pu reproduire sa position exacte. Certes, il n’avait pas eu énormément de temps pour préparer ce monde et il n’avait pas été dans son bureau assez longtemps pour pouvoir le reproduire parfaitement, mais en tant que perfectionniste il aurait aimé en être capable quand même. Ceci dit, c’était plutôt un point positif dans leur situation puisque ça lui permettrait de juger Fischer, de savoir s’il était capable de séparer rêve et réalité.

Mais apparemment l’excuse qu’il sortit aisément suffit à le mettre à l’aise. Il resta tendu quelques secondes mais les paroles de sa mère le rassurèrent bientôt. C’était assez intéressant au fond, de savoir que le cerveau de Fischer lui disait de se méfier mais qu’au fond ce n’était pas dans sa nature. Son subconscient était encore trop naïf sans doute, et ça rendrait surement la tâche de Tim plus aisée. L’extracteur se tourna vers Fischer pour lui lancer un sourire amusé, remarquant au passage que son patron s’était tourné vers la fenêtre. Il avait remarqué la pluie mais pas le fait qu’il faisait très beau il y a quelques secondes seulement. De toute évidence, Fischer n’avait pas été suffisamment entrainé pour pouvoir se rendre compte qu’il était dans un rêve. Et encore une fois, c’était plutôt positif pour Tim. Sa mère ne réagit pas non plus, il fallait avouer que Tim avait fait en sorte de la distraire, mais il avait supposé que son subconscient commencerait à réagir. Après tout Fischer avait toujours été un personnage public, il avait toujours eu des ennemis et il avait déjà été entrainé pour ce genre de choses. De toute évidence, ça n’avait pas été fait correctement. Et si le boulot de Tim n’avait pas dépendu de sa naïveté, il aurait été tenté de l’instruire un peu tout de même pour être sur qu’il ne pourrait pas se faire berner aussi aisément.

La réponse de Mme Fischer était très intéressante, et Tim lui lança un sourire charmant pour l’encourager à continuer. Fischer imaginait que sa mère serait fière de lui, il avait même insisté sur ce point là. De toute évidence, dans son esprit sa mère l’aurait compris et Tim ne put pas s’empêcher de se demander pourquoi Fischer avait tellement besoin de le penser. Il avait entendu parler – comme tout le monde – de ses disputes avec son père, de leurs désaccords courants, mais il n’avait pas imaginé que ça puisse aller aussi loin. Sa mère avait l’air d’être la maman parfaite, et l’extracteur ne pouvait pas s’empêcher de penser que c’était aussi pour contrebalancer l’idée que Fischer avait de son père. Elle était gracieuse et douce, et même Tim devait avouer qu’il était assez charmé par ses manières. Elle était simple, sans artifice et il pouvait comprendre pourquoi Fischer tenait autant à garder cette image intacte. Il hocha doucement la tête pour lui montrer qu’il était d’accord avec ce qu’elle disait. Il ne faisait aucun doute que Fischer était un homme bien, un peu naïf et enfantin certainement, mais un homme bien quand même. D’ailleurs, les deux allaient souvent bien ensemble.

Mais ce qu’elle dit ensuite le fit se tendre légèrement. Timothy se tourna vers Fischer, les sourcils légèrement froncés tandis qu’il essayait de réfléchir. Il ne s’était pas attendu à ce genre de questions, et les manières aisées de la maman Fischer lui avait fait perdre ses réflexes, si bien qu’il fut pris de court. Il aurait aimé pouvoir répondre que oui, mais pour une raison qui lui échappait, le mensonge ne sortit pas aussi facilement qu’il aurait du. Sa concentration se relâcha alors que Tim se tournait à nouveau vers la mère de Fischer et le rêve perdit de son intégrité. Un éclair passa dans le ciel et la météo se calma à nouveau, le beau temps revenant immédiatement tandis que le soleil se levait. Tim sentit les rayons du soleil dans son dos et se mordit la lèvre, agacé de voir qu’il avait fait une erreur. Il n’aurait jamais du se laisser affecter, le rêve avait été compromis l’espace d’un instant et qui sait ce que ça avait provoqué dans le reste du bureau. Il s’éclaircit la gorge et tenta de retrouver son calme. « Je suis un professionnel, je ferai mon travail. » Et c’était la pure vérité, Fischer ne savait tout simplement pas qu’il parlait d’un autre boulot.

Tim savait que son temps était compté, Fischer allait surement bientôt se rendre compte que quelque chose ne tournait pas rond. Il fit alors apparaître un pistolet au fond de la poche de son pantalon, glissant ses doigts autour de l’arme au cas où il ai besoin de s’en servir plus tard. Maintenant que sa couverture était sur le point d’être réduite à néant, ça ne servait plus à rien d’être discret. Il se souvenait d’un tiroir dans le bureau que Fischer avait fermé un peu trop rapidement tout à l’heure, et en l’absence de coffre-fort dans la pièce, c’était sans doute la chose qu’il tenait le plus à protéger. Tim arrêta de se concentrer autant pour garder le bureau dans le même état, et les détails de la pièce commencèrent à changer autour de lui prenant une forme moins crédible qu’auparavant. Tim s’approcha du bureau de Fischer, ignorant complètement sa mère maintenant qu’il avait trouvé un nouvel angle d’attaque. Il devait voir jusqu’où il pourrait aller avant que son patron ne commence à se défendre. « Je peux ? » demanda-t-il doucement avant de poser sa main sur la poignée d’un des tiroirs. Il l’ouvrit sans attendre la réponse, ne trouvant que des papiers éparpillés à l’intérieur. Il en attrapa un autre et l’ouvrit à son tour. Il n’avait sans doute plus beaucoup de temps.

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 30 Sep - 10:18

Fischer vivait dans une réalité qui lui était propre. Il ne se souciait que très rarement, si ce n’était jamais, du regard que les gens posaient sur lui. Il avait conscience d’être en décalage avec les gens de son âge, mais il n’avait qu’une envie, leur dire que lui, n’avait jamais eu la chance de pouvoir jouer quand il était enfant ! C’était donc quelque peu ironique de se dire que l’exercice dans lequel il était inconsciemment plongé consister à savoir reconnaître s’il s’agissait de la réalité ou du monde du rêve. L’excuse que Timothy lui avait donné semblait convenir à son esprit, s’il avait du ranger dans la précipitation, il n’avait peut-être pas fait très attention à ranger le jouer dans la position qui convenait parfaitement. Il leva doucement les yeux vers un placard-vitrine qui contenait ses jouets les plus rares et les plus précieux. Ils semblaient bien en place, mais il manquait quelque chose, quelque chose de pourtant primordiale et qu’il était certain de ne pas avoir pu perdre, il faisait bien trop attention à ces jeux… L’absence de ce petit détail le préoccupait et le contrariait beaucoup. Il se sentait comme mal à l’aise dans ce bureau depuis qu’il avait aperçu que le deuxième mat, amovible, de son bateau de collection n’était plus dans son écrin de rangement. « Maman, le mat amovible du bateau n’est plus là. Timothy, je suis certain que quelqu’un est entré ici ! » L’inconscient de Robert semblait ne pas apprécier cet état de panique dans lequel il était en train de plonger, et sans que cela soit visible pour le moment, des choses avaient changés dans le rêve, et l’un des hommes de sécurité de Fischer était déjà en train d’arriver dans le bureau, il était en tout cas sur la route qui y menait...

Robert faisait des tours, en long et en large dans sa chambre et se sentait particulièrement mal à l’aise. Il était certain que quelqu’un était entré dans cette chambre et avait touché à ses affaires, et il détestait cela. Il tenait beaucoup trop à tout cela, et était certainement un peu trop maniaque, comme pour être sûr qu’on ne lui volerait pas ces moments d’innocence, une fois encore, et cela le contrariait beaucoup trop. La projection de sa mère le regardait avec un air inquiet et bienveillant sur le visage. Elle semblait au moins aussi contrariée que son fils. « Chéri, calme-toi. Tout va bien, personne n’est entré ici, tu le vois bien ! » Mais Fischer ne semblait pas se calmer, bien au contraire. Il semblait même plus inquiet que jamais et répondit d’un ton particulièrement paniqué à sa mère : « Non je ne me calmerais pas ! Non ! Je suis certain que quelqu’un est rentré ici ! Et s’il a pris le mat amovible du bateau, il a peut-être pris d’autres choses ! » Il continué a marcher en long et en large en passant derrière son bureau, comme pour vérifier qu’une chose n’avait pas bougé et que ce à quoi il tenait le plus au monde était toujours à sa place. « Qui pu entrer Monsieur Greenwick ? Avez-vous vu quelqu’un que je n’aurais pas vu ?! » Il fixait un point précis qui aurait semblé invisible aux yeux de tous en s’asseyant derrière son bureau, il cherchait dans sa mémoire la personne qui aurait pu entré dans son bureau et le voler sans qu’il ne s’en rende compte. Pourtant sa mémoire ne se souvenait que de Timothy dans ce bureau, et il ne pensait pas que ce pourrait être le voleur de jouet et peut-être de choses plus importantes ! Après tout, Timothy était engagé pour sa sécurité, pas pour lui causer des problèmes. Il avait l’impression d’étouffer, et déboutonna d’un geste rapide et précis, le premier bouton de sa chemise.

Quelques secondes à peine, une nouvelle projection entra dans la pièce, celle de l’un des hommes chargé de la sécurité dans la Fischer Dream Company. Il n’avait pas l’air particulièrement sympathique et avait plutôt le genre de physique gorille à qui on n’a pas envie de chercher des ennuis en le voyant. « Vous m’avez fait appeler Mr Fischer. » Le regard de Fischer quitta ce point invisible et se concentra sur son agent de sécurité en jetant un regard méfiant à Timothy. Peut-être ne le connaissait-il pas si bien que cela… « Oui. Quelqu’un est entré ici ! Vous deviez assurer la sécurité ! » L’esprit de Robert se méfiait de seconde en seconde, de plus en plus de son nouvel employé. Il se sentait comme violé dans son intimité et détestait cette sensation… Comme si quelqu’un avait finalement décidé de lui retirer tout ce qu’il essayait de construire depuis la mort de son père. Comme si on lui refusait le peu d’innocence et d’enfance qu’il avait pu retrouver malgré ses trente neuf ans. Le baraqué qui venait entrer dans son bureau parcouru la pièce des yeux semblant vouloir lui aussi vérifier que ce à quoi son patron tenait le plus n’avait pas disparu. Et son regard se tourna rapidement vers Timothy, la seule source « inconnue » présente. L’inconscient du jeune quarantenaire ne pouvait pas imaginer que ce soit sa mère la source de son inquiétude, elle lui était elle-même trop précieuse, et il avait trop confiance en elle pour ça et comme il ne se souvenait pas d’autre chose que de Timothy dans son bureau, il ne pouvait pas imaginer qu’il s’agissait de quelqu’un d’autre, et cela semblait même le rendre triste. Il aurait voulu croire en Timothy…

La mère de Fischer s’était elle aussi retournée droit vers Timothy, parce que comme son petit garçon, plus si petit que cela, elle avait eu confiance en cet homme qui était sensé s’occuper de la sécurité de son fils et de le protéger pour ce qui était du monde des rêves, alors l’idée qu’il puisse l’avoir volé semblait bel et bien tout contrarié dans l’esprit du patron. Ce qu’il ne comprenait pas c’est qu’il lui avait volé une part de ses jouets. Il se souvenait pourtant parfaitement que son employé avait dit ne pas être particulièrement à l’aise avec le monde des jouets et le monde de l’enfance, il se souvenait qu’il avait dit ne pas savoir comment manipuler la BatMobile télécommandée alors il n’avait sûrement que faire de ce mat amovible en édition limité de 1996 si ?... L’inconscient de Fischer semblait peut à peu comprendre ce qui était en train de se passer et il détestait l’idée qu’on se soit invité dans son rêve, même si dans le fond le patron avait donné son accord à son employé pour ce qui était de le suivre dans ce rêve… C’était même ce pourquoi il avait été engagé, le problème c’est que l’inconscient avait l’impression d’une violation, rien que le fait qu’il ait vu sa mère, qu’il lui ait parlé, qu’il ait pu, par un moyen ou un autre, cherché à se servir d’elle, et à abîmer l’image parfaite et superbe de sa mère… Les yeux bleus de l’homme s’était fixé sur la fenêtre et il avait remarqué ce dérèglement climatique. Il n’aimait pas du tout ce qu’il était en train de vivre, il détestait cette sensation même. Les deux projections se tournèrent vers Greenwick dans un même geste, trop parfaitement synchronisé pour que tout cela ne soit réel.

« Je peux ? » Greenwick n’avait visiblement pas l’attention d’attendre d’avoir son accord et il avait déjà commencé à ouvrir la tonne de tiroirs que contenait son bureau alors que le regard de Fischer s’était assombri. Il détestait cette sensation. Il repoussa un peu trop brutalement le jeune employé, alors que son gorille avait déjà sorti de sa poche de veste intérieure une arme, il se sentait un peu trop violé dans son intimité pour être encore confiant, et les vitres de la vue de son bureau venaient d’éclater en milliers de petits morceaux. Robert s’était jeté au sol dans un réflexe, sachant parfaitement ce qui allait se passer de toute façon. Le gorille dirigea rapidement son arme vers le nouvel employé alors que la projection de sa mère avait d’ores et déjà disparues comme s’il tenait à la protéger de tout cela. Alors que Timothy semblait continuer à chercher quelque chose de particulier dans cette pièce, un peu trop grande, aux yeux de Robert. Le geste de la projection avait été rapide et précis, et la balle était partie en direction de l’épaule de l’extracteur, comme si le rêveur voulait lui montrer qu’il n’avait plus confiance, mais qu’il n’avait strictement aucune envie de le tuer, en fait, il était beaucoup trop gentil et doux par nature, pour avoir envie de le tuer pour de bon, même si en réalité, l’employé ne mourrait pas. Il le vit hurler sous la balle et grimaça en se tenant la tête comme douloureusement. « Désolé, je suis désolé. Désolé… Pourquoi vous avez fait ça ?... » Il avait les yeux suppliant, comme rempli de tristesse et de déception en même temps. Il était dans sa nature d’accorder sa confiance trop vite, et de ne pas vouloir faire souffrir. Et cette balle semblait avoir tellement secouait le jeune Fischer que les murs du bureau s’écroulait peu à peu, en même temps que tout leur contenu.
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 30 Sep - 12:12

Fischer avait commencé à comprendre ce qui se passait, enfin même s’il ne pouvait pas deviner qu’il se trouvait dans un rêve, les détails que Tim n’avait pas pu reproduire commençaient à l’inquiéter. Son temps de réaction était encore un peu lent, mais en l’occurrence ça arrangeait bien l’extracteur alors il n’allait pas s’en plaindre. Par contre, si Fischer était un peu long à la détente, il ne faisait pas dans la mi-mesure une fois que les soupçons commençaient à lui arriver. Il remarqua rapidement plusieurs détails qui clochaient et paniqua presque aussitôt, ses yeux parcourant la pièce à la recherche du coupable. Tim pouvait sentir le rêve commencer à lui échapper et n’essaya pas de trop le retenir, c’était inutile de toute façon. L’illusion était brisée, et même si son subconscient (en l’occurrence, sa mère) essayait toujours de le rassurer, l’extracteur sentait bien qu’il avait été démasqué et que Fischer avait finit par comprendre que quelque chose clochait véritablement.

Il avait commencé à faire les cents pas derrière son bureau, son regard se portant immédiatement sur ce qu’il essaierait sans doute de cacher avec le plus d’ardeur. Et c’était là une information qui intéressait énormément Tim, même s’il s’efforça de ne pas le montrer. Mais même dans cet état de nerfs, Fischer se tournait vers lui pour lui demander s’il n’en savait pas plus, ironique quand on savait que tout était de sa faute. Mais c’était bon de savoir que même inconsciemment son patron lui faisait encore confiance. Tim était sur le point d’essayer de le calmer quand un agent de la sécurité arriva dans la pièce. Ses efforts auraient été vains de toute manière, le rêve commençait à s’écrouler autour de lui et de nombreux détails avaient déjà commencé à changer. Tim n’essayait plus de se concentrer dessus, alors forcément l’image du bureau s’éloignait de plus en plus de la réalité, mais il avait d’autres chats à fouetter pour l’instant.

Le gorille se tourna presque immédiatement vers lui et Timothy lui lança un sourire mauvais accompagné d’un petit geste de la main. S’il était démasqué il n’avait plus aucune raison de faire semblant. Certes, énerver le subconscient de Fischer n’était peut-être pas prudent, mais même si le garde commençait à lui tirer dessus ça ne changerait plus grand-chose, il se réveillerait simplement et ce serait la fin de l’histoire. En tout cas pour ce soir. Tim avait juste besoin de quelques secondes pour essayer de fouiller encore un peu l’esprit de son patron, juste quelques instants… Mais Tim pouvait bien sentir que quelque chose avait changé. Non seulement Fischer le regardait désormais avec suspicion mais il avait aussi l’impression que le PDG avait commencé à comprendre qu’il ne s’agissait que d’un rêve. Et de toute évidence, il n’appréciait pas.

Tim savait qu’il dépassait les bornes, mais énerver Fischer était peut-être le meilleur moyen de le forcer à réagir, de le forcer à le chasser de son rêve. Et c’était sans doute moins dur à accepter que le regard qu’il lui lançait pour l’instant. L’extracteur se laissa repousser loin du bureau, plongeant son regard au fond de celui de Fischer et fronçant les sourcils en voyant à quel point il était énervé. Mais pire que ça, il avait l’air triste, comme si Tim l’avait trahi. Et pourtant, il devait savoir que ce n’était pas vrai, il n’avait pas conjuré sa mère pour essayer de lui parler, c’était son subconscient à lui qui l’avait fait apparaître. Vraiment, Tim n’était pas à blâmer. En tout cas c’était ce qu’il préférait se dire pour l’instant. Mais tout ce débat intérieur était inutile et il le savait, d’autant plus lorsqu’il se tourna vers le garde pour le voir sortir une arme à feu. Tim leva automatiquement les mains pour essayer de le calmer, il n’avait pas peur de mourir dans le rêve mais il préférait éviter de souffrir pour rien. Malheureusement pour lui, il n’eut pas vraiment le choix et il se prit la balle en pleine épaule, poussant un cri de douleur rauque avant de reculer de trois bons mètres sous la force du choc. Il agrippa son épaule blessée, une grimace sur le visage avant de se tourner vers Fischer. Il n’arrivait pas à le comprendre et sa surprise devait se lire sur son visage.

Pourquoi est-ce qu’il avait l’air de s’excuser ? Pourquoi avait-il l’air aussi désolé ? Après tout, son subconscient avait eu raison et il s’en était pris à l’intrus, il n’y avait rien de plus naturel. Et pourtant Tim pouvait sentir que Fischer répugnait à le tuer. Malheureusement pour lui, ça voulait dire qu’il devait souffrir pour encore quelques minutes avant de pouvoir revenir à la réalité, mais tout de même, l’idée ne le laissait pas entièrement indifférent. Il avait peut-être trop l’habitude de travailler avec des brutes, avec des gens pour qui tuer n’était rien et il était surpris de voir les états d’âme d’un homme qu’il ne connaissait pas. Fischer n’aurait pas du regretter de lui avoir tiré dessus, et Tim se sentait mal de le voir aussi affecté… C’était ridicule, il venait de se prendre une balle et il allait devoir finir par réconforter celui qui lui avait tiré dessus. Mais Tim ne pouvait pas s’empêcher de se sentir mal pour son patron, alors il se tourna vers lui, un petit sourire aux lèvres pour essayer de le rassurer. « C’est rien. » grogna-t-il avant d’appuyer un peu plus sur son épaule pour arrêter légèrement le saignement. Il lança un regard noir au garde avant de venir s’appuyer sur le bureau de Fischer.

Il plongea son regard au fond de celui du PDG, évitant de penser à l’effet que ça lui faisait d’avoir son attention pour lui tout seul. Vraiment, les yeux de Fischer étaient des armes à eux tous seuls. « Faîtes-moi confiance. » souffla-t-il finalement avant de lancer un clin d’œil à Fischer. Il attrapa son propre pistolet avant de le tourner vers son visage et de tirer une seule balle.


{ RETOUR A LA REALITE }

Tim se réveilla dans le même fauteuil que tout à l’heure, la tête un peu engourdie et l’épaule encore endolorie. Il grimaça légèrement avant de se relever pour s’asseoir au pied du canapé de Fischer. En se tuant dans le rêve il avait ramené son patron à la réalité également et il pouvait le voir commencer à bouger. Un genou par terre pour essayer de ne pas tomber, Tim posa sa main libre sur le bras de son patron pour essayer de le calmer. « Ce n’était qu’un rêve, ce n’est pas la peine de vous agiter pour l’instant. » Sa voix était plus douce qu’il ne l’aurait souhaité mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Le regard de Fischer le suivait encore maintenant qu’il était sorti du rêve et Tim savait que cette image allait le hanter encore longtemps. Il agrippa son épaule qui lui faisait toujours mal, se mordant l’intérieur de la joue pour cacher sa douleur avant de se tourner de nouveau vers Fischer. Il ne lâcha pas son bras, ne savait même plus que sa main était posée contre la peau du jeune homme. « Tout va bien ? »

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Robert M. Fischer
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Dim 30 Sep - 17:51

Fischer était quelqu’un qui était rapidement contrarié. C’était là, encore une fois, son côté hypersensible qui ressortait dans ce genre de situation. Il n’aimait pas les changements trop brutaux et le fait est que perdre la confiance, ou au moins en partie, qu’il accordait à quelqu’un le secouait beaucoup. Son père avait même cru qu’il était quelque peu autiste à l’époque, mais le fait était que non. Il était simplement hypersensible, et ce depuis toujours. Et c’est ce qui avait fait que très rapidement, le rêve et sa structure était devenu plus que bancale, il commençait à se détruire de l’intérieur, peu à peu. C’était aussi sans doute que son regard était devenu terriblement triste en réalisant que c’était Timothy l’intrus ici. Il était incapable de se dire que cet homme était entré dans son rêve, mais en revanche, il savait que c’était cet homme là qui avait dû voler les quelques éléments manquant à son environnement, et il ne savait pas comment on devait réagir à ce genre de situation. On ne lui avait jamais expliqué comment on affrontait ça. Pas le vol, non, ça on le lui avait appris, mais simplement ce genre de choc émotionnel. Il était terriblement désolé de se méfier de son nouvel employé, il détestait l’idée de lui faire du mal, et détestait au moins autant l’idée que Timothy ait pu lire dans ses yeux cette détresse qu’il ressentait en perdant sa confiance, que le fait d’être déçu par le jeune homme elle-même. Il avait un sens de la réalité qui lui était propre et qui n’était probablement pas le même que celui des gens de son âge. Et puis son inconscient avait eu la sombre idée de se défendre face à l’intrusion, et la balle que son gorille venait de tirer état venu se perdre dans l’épaule du jeune homme. Il vit la surprise dans les yeux de Greenwick et cela ne fit que décupler la sensation de culpabilité qui l’envahissait peu à peu. Il n’avait jamais voulu lui faire de mal. Il ne voulait jamais faire de mal à personne. Il n’était pas quelqu’un qui aimait faire souffrir les autres, c’était même tout le contraire.

Il semblait s’être finalement refugié dans un coin du bureau, n’osant qu’à peine croiser les jolis yeux bleus de l’extracteur. Il n’avait pas voulu le tuer et il espérait de tout son cœur que cette balle ne le tuerait pas. « C’est rien. » Il croisa finalement de nouveau le regard de son employé, en se sentant particulièrement mal en entendant cette réponse dérisoire. Il ne pouvait pas croire que quelqu’un venait vraiment de dire « c’est rien » après s’être pris une balle de plein fouet… Ce n’était pas le genre de chose agréable ou même le genre de chose qu’on peut facilement pardonner à la personne qui en est responsable. Le petit sourire que Timothy avait sur le visage le rassurait pourtant, et il se sentait un peu mieux en voyant ce sourire, comme si c’était maintenant la seule chose qui comptait. Il ne pu cependant que voir le sang qui coulait et sentit son cœur se nouer un peu plus à cette vue. Il n’était pas du genre à tourner de l’œil, le problème c’est que cette blessure le renvoyait à quelque chose de précis. C’était lui le responsable de cette blessure, c’était sa faute si le gorille avait tiré sur le spécialiste… « Bien sûr que si c’est grave ! Je… Je vous enverrais mon médecin. Il vous soignera… Vous me pardonnerez ?.... » C’était sans doute la dernière question qui comptait le plus aux yeux du quarantenaire. Il ne supportait pas l’idée qu’on lui en veuille. Il le laissa s’appuyer sur son bureau, se faisant, comme remarque à lui-même, que c’était bien le minimum qu’il puisse faire … Il lui tendit même, quelque peu timidement, un tissus blanc qu’il posa doucement sur l’épaule de l’employé pour lui permettre de réduire l’hémorragie…

Après ce geste de pur amitié, et qui ressemblait plus que tous à la vraie personnalité du jeune homme, Timothy avait planté doucement ses grands yeux bleus dans les siens. L’échange avait quelque chose de très intime alors qu’il se connaissait depuis très peu de temps. Il y avait comme un message qui passait par leurs regards. « Faîtes-moi confiance. » Il avait confiance… Il ne pouvait pas vraiment croire que c’était lui le voleur… Mais il ne pu retenir un cri d’horreur en voyant son employé se tirer une balle dans la tête. Il se pencha immédiatement sur le corps du jeune homme en sentant de fines larmes rouler le long de ses joues. « J’ai confiance… » Et pourtant, doucement, l’une de ses larmes tomba doucement sur la joue de l’intrus…

{ RETOUR A LA REALITE }

Dans le canapé du salon, Robert était toujours à moitié allongé, mais son sommeil commençait à se troubler et il commençait doucement à s’ajouter sans savoir qu’on l’observait déjà dans son presque éveil. Il commençait même à pousser quelques cris dans son sommeil alors qu’une larme roulait réellement le long de sa joue. Il sentit quelque chose se poser doucement sur son avant bras, et ne pu retenir un petit sourire. Ses yeux n’allaient plus tarder à s’ouvrir sur le monde réel dans lequel il était revenu mais il entendit : « Ce n’était qu’un rêve, ce n’est pas la peine de vous agiter pour l’instant. »Cette voix était douce, mais il la reconnaissait. C’était celle de Timothy. Plus douce qu’il n’aurait jamais pu imaginer qu’elle puisse l’être, mais cela l’aida à ouvrir doucement les yeux. La première chose qu’il vit en ouvrant les yeux fut le regard du jeune Greenwick, ce même regard que celui qui lui avait donné envie de lui redonner sa confiance. Il sentait encore la paume de la main de son employé sur la peau de son avant bras. « Pardon… » C’était le premier mot qui s’était imposé dans son esprit, alors que cette larme finissait lentement sa course sur son menton, comme enterrant définitivement ce rêve, qui lui avait fait tant de mal et qui l’avait tant inquiété. « Tout va bien ? » Il s’efforça de sourire timidement en se redressant. Il avait moins souffert que son interlocuteur dans son rêve, et il espérait de tout cœur, que celui-ci ne lui en tiendrait pas rigueur. Il tenta de se redresser doucement en gardant les yeux plongés dans ceux de son employé. Il n’avait aucun envie de rompre ce contact, et avait l’impression d’exister à ses yeux… « Et vous ?... Pardonnez-moi. Je n’aurais pas dû. J’ai réagi comme un débutant… » Il se laissa retomber dans le canapé, encore mal réveillé. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait réagit comme ça. Il détestait ce que son inconscient venait de faire subir à Greenwick... Cela ne lui ressemblait tellement pas...
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Timothy A. Greenwick
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MessageSujet: Re: Wise men say ϟ Robert M. Fischer   Mer 3 Oct - 17:24

Tim se sentait bizarre. Il se sentait toujours un peu étrange en sortant d’un rêve, comme tout le monde après tout, mais c’était différent cette fois. Ce n’était pas ça qui le gênait mais plutôt ce qui venait de lui arriver dans le rêve en question. Il n’avait pas imaginé pouvoir lire autant de vulnérabilité dans le regard de Fischer, et encore moins s’en soucier autant. Mais bien sur il avait fallu que son patron ai les yeux les plus bleus au monde et qu’il ai encore des expressions d’enfants, des expressions trop honnêtes, trop naïves. Et maintenant il commençait à s’en vouloir. Il n’avait aucune intention d’abandonner son boulot, il en avait besoin et il était professionnel, mais il aurait préféré ne pas avoir ce genre d’états d’âme, et Fischer n’aidait pas du tout. Pourquoi avait-il dut se montrer aussi choqué lorsque la balle l’avait touché ? Pourquoi avait-il été aussi inquiet ? Et pourquoi avait-il ressenti le besoin d’essayer d’arrêter le saignement, de le soigner du mieux qu’il le pouvait ? Tim avait dut se retenir de poser sa main sur celle de Fischer pour la garder contre lui, choqué de sentir la chaleur que le contact provoquait. Mais il se souvenait encore de son regard, ça il ne pouvait ni le nier ni l’oublier. Il avait été si sincère, si franc que Tim en frissonnait encore. Pourtant il savait que Fischer aurait fait la même chose pour n’importe qui, que ce n’était pas personnel…

Malheureusement pour lui, cette constatation n’aidait pas et il se releva en grimaçant sous la douleur qu’il pouvait encore sentir dans son épaule. Elle était imaginaire mais son cerveau la percevait comme réelle, et ça faisait mal. Fischer avait eu le réflexe d’essayer de sauver quelqu’un dont il ne savait rien, un inconnu parfait qu’il avait alors soupçonner en plus. Et pourtant, tous ses doutes ne l’avaient pas arrêté, c’était si parfaitement humain que Tim était toujours déstabilisé par ce geste. Il s’efforça de ne pas le montrer – même si son patron n’avait pas encore tout à fait ouvert les yeux – et si sa voix était plus douce que d’habitude, ce n’était pas fait exprès. Il écarquilla les yeux en voyant une larme solitaire rouler le long de sa joue, surpris de voir à quel point cette expérience l’avait touché et s’en voulant encore plus d’avoir poussé leur entrainement aussi loin pour une première séance. Il aurait peut-être du le prévenir avant des risques et de ce qui allait probablement se passer, mais ça aurait réduit tout l’intérêt de l’expérience. Il se mordit la lèvre et secoua la tête lorsque Fischer s’excusa. Vraiment, il n’était pas croyable. Pourquoi s’excusait-il ? « Ce n’est rien, vous ne pouvez pas contrôler les mouvements de vos projections. Et c’était le but de la séance. » expliqua-t-il, sa voix toujours aussi douce alors qu’il se frottait distraitement l’épaule. Elle allait encore être endolorie pendant quelques heures mais la sensation finirait par passer. Ce n’était pas la première fois qu’il se faisait tirer dessus dans un rêve, et certainement pas la dernière. Mais il préféra ne pas révéler cette information à Fischer.

Le PDG essaya de se redresser, Tim faisant en sorte de suivre son mouvement pour ne pas le perdre des yeux. Il secoua de nouveau la tête en écoutant ce qu’il avait à dire mais n’eut pas le courage de le réprimander lorsqu’il vit encore à quel point il était faible. Fischer se laissa retomber dans le canapé mais Tim refusa de s’écarter, au contraire, il se releva pour pouvoir s’asseoir à côté de lui, plongeant de nouveau son regard au fond du sien. Il essaya de sourire pour le rassurer mais n’était pas sur du résultat, il avait rarement eu l’occasion de sourire mais Fischer comprendrait surement l’intention. « Vous n’avez pas réagit comme un débutant. Le garde n’était qu’une projection de votre subconscient, quand vous avez commencé à comprendre que nous étions dans un rêve, il a réagit d’instinct et a essayé d’éliminer l’intrus. C’est la réaction que j’essayais de provoquer. » Autrement dit, Fischer n’avait aucune raison de se sentir coupable. Bien sur Tim aurait préféré prendre une balle directe et mourir sur le coup, ça lui aurait évité la douleur à l’épaule, mais il n’avait pas l’intention de le dire à son patron. Ça n’aurait fait que le culpabiliser encore plus et Tim n’en avait aucune envie. D’ailleurs le PDG n’avait aucune raison de s’en vouloir.

Tim se pencha encore plus au dessus de son patron, sa main libre se levant automatiquement pour essuyer la trace de larme encore présente sur son visage mais Tim la retint au dernier moment avant de la ramener sur ses jambes. Il déglutit avec difficulté, priant pour que Fischer n’ai rien remarqué. Il se rendit alors compte que son autre main avait glissé le long du bras de son patron pour venir attraper son poignet. Il fit bien attention de ne pas la regarder pour pouvoir prétendre que le geste était involontaire et se donner une excuse de ne pas la retirer. Il appréciait le contact et il savait qu’il aiderait à apaiser Fischer. Pourquoi, il préférait ne pas se le demander. Tim prit une légère inspiration avant de lancer un regard sérieux au PDG. « Restez allongé pour l’instant, » commença-t-il. « Vous vous remettrez plus vite. Vous avez besoin de quelque chose ? Un verre d’eau ? On aura le temps de faire le point plus tard. » Tim préféra éviter de penser qu’il obligeait Fischer à rester allongé parce que pendant ce temps il pouvait apprécier la vue. Quelque part, il sentait bien que son patron aurait pu mal le prendre, alors il resta silencieux. Et surtout, il essaya d’empêcher son regard de survoler le corps du PDG, restant concentré sur son visage. Les yeux de Fischer étaient envoutants et attirants à eux tous seuls, mais au moins là, Tim pouvait prétendre qu’il gardait le contact par pur professionnalisme. Fischer n’avait pas besoin de savoir que ce n’était pas entièrement vrai.

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